L'économie romande manque d'informaticiens

L'informatique, secteur d'avenir dans un pays qui manque de professionnels. Keystone

Une première étude de l'Observatoire romand et tessinois de l'emploi (ORTE) analyse les besoins des entreprises dans le secteur de l'informatique. Elle pointe le manque de main d'oeuvre pour les activités liées à la maintenance et à l'assistance des ordinateurs.

Ce contenu a été publié le 01 février 2001 - 18:09

On savait déjà que les entreprises souffraient d'une pénurie d'informaticiens. Mais l'étude menée par l'ORTE précise que ce manque concerne non seulement les professions hautement qualifiées, mais également celles nécessitant des études moins poussées.

Les cinq professions les plus demandées sont en effet celles d'analyste programmeur, ingénieur de système, administrateur de réseaux, chef de projet et assistant à la maintenance.

Pour combler leur besoin, les entreprises ont tenté de recruter à l'étranger. Mais la pénurie d'informaticiens étant un phénomène mondial, cette solution s'est avérée inefficace.

Il s'avère également difficile d'engager un informaticien au chômage, surtout s'il est âgé de plus de 45 ans. Sa formation est souvent obsolète et les entreprises privilégient souvent les jeunes.

Or, les nouvelles générations ne sont pas suffisamment attirées par ce secteur professionnel, selon l'étude. «Les entreprises et les administrations concernées doivent également féminiser ces professions qui restent encore largement occupées par des hommes», relève Roger Piccand, chef du Service de l'emploi du canton de Vaud.

L'étude souligne par contre la qualité de la formation, en particulier au niveau des études supérieures. Mais Roger Piccand constate tout de même une évolution dont le système éducatif doit impérativement tenir compte: «Les entreprises recherchent de plus en plus des collaborateurs dotés d'une solide culture générale et maîtrisant plusieurs langues, des personnes à la tête bien faite, plutôt qu'à la tête bien remplie».

C'est donc à l'école qu'incombe la tâche de fournir les connaissances de base, une solide capacité de raisonnement et une méthode de travail efficace. «Les entreprises doivent, elles, offrir une formation continue qui permette à leurs collaborateurs de suivre les évolutions rapides que connaît ce secteur professionnel», relève Roger Piccand. Un constat qui dépasse le seul domaine informatique.

Frédéric Burnand

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