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L'adaptation à la «discrimination positive»

Une équipe d'ABB installe des feux de signalisation à Midrand, en Afrique du Sud.

(swissinfo.ch)

En Afrique du Sud, les investisseurs suisses font des efforts pour s'adapter aux nouvelles réalités du pays.

Gros-plan sur ces changements alors que la chancelière fédérale, Annemarie Huber-Hotz, représentera la Suisse aux cérémonies du 10e anniversaire de la démocratie, à Pretoria le 27 avril.

Toutes les entreprises, locales ou étrangères, de plus de 50 employés, sont tenues de prendre en compte les exigences de la politique de «black economic empowerment» (BEE, promotion économique des Noirs).

Elles doivent ainsi remettre un rapport annuel sur la promotion interne et la formation de leurs employés noirs. Elles sont aussi encouragées à faire appel à des sous-traitants noirs et à céder une partie de leur capital à un partenaire noir. Les sociétés qui ne font pas d’efforts en ce sens peuvent être exclues des contrats publics.

Les Suisses aussi

Une société comme la multinationale ABB (équipements électriques et automation), basée à Zurich, ne peut ignorer les exigences du BEE: la compagnie sud-africaine d’électricité Eskom et les municipalités figurent parmi ses gros clients.

Aujourd’hui, les Noirs comptent pour 50% du personnel qualifié et plus de 20% des cadres d’ABB, qui emploie 2000 personnes dans le pays. Les sociétés «noires» représentent aussi 15% de ses fournisseurs.

«Notre cherchons à augmenter ces pourcentages, explique Chesney Bradshaw, directeur de la communication. Mais il y a pénurie d’ingénieurs noirs.»

Les diplômés noirs très qualifiés sont très recherchés et ont donc tendance à changer fréquemment d’employeur.

«On investit beaucoup pour les former, puis ils nous quittent parce qu’on leur a proposé ailleurs un meilleur salaire, déplore Minna Rodeneyer, directrice du personnel à la Société générale de surveillance, une société de certification basée à Genève. On ne peut pas non plus trop les surpayer par rapport à leurs collègues blancs».

Récemment, un cadre noir de la SGS a empoché un salaire de 48’000 rands par mois (9600 francs suisses), soit 100 fois plus qu’un manœuvre!

Novartis pas concernée



Tant les filiales sud-africaines d’ABB que de la SGS se sont associées à un partenaire noir. Ainsi, ABB a cédé 20% de son capital au fonds d’investissements Wiphold, dirigé par des femmes noires et qui bénéficie à 18’000 femmes dans les zones rurales.

Par contre, une multinationale comme Novartis, qui opère depuis son siège bâlois, estime qu’elle n’est pas concernée par cet aspect du BEE. Les PME suisses, de leur côté, font valoir qu’il leur est difficile de trouver un partenaire noir crédible dans les niches spécialisées où elles opèrent.

swissinfo, Valérie Hirsch à Johannesburg


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