L’helvético-suédois ABB délaisse la production d’énergie avec la bénédiction de Bruxelles

La Commission européenne a donné lundi son aval à l’éclatement de la coentreprise ABB Alstom Power. ABB avait décidé de vendre sa participation à son partenaire français. Bruxelles n’y voit pas d’inconvénient.

Ce contenu a été publié le 08 mai 2000 - 19:57

Le feu vert de la Commission européenne signe l’arrêt de mort de l’alliance conclue il y a moins d’une année. En juin dernier, le français Alstom et l’helvético-suédois ABB avaient créé une entreprise commune pour les équipements de production d’électricité. Chacun des partenaires détenait alors 50 pour cent de la nouvelle entité baptisée AAP, comme ABB Alstom Power.

Les autorités de la concurrence ne pensaient sans doute pas qu’elles auraient à se pencher à nouveau sur AAP moins d’une année plus tard. Au printemps dernier, elles estimaient que l’opération ne menaçait pas la concurrence. Le marché le plus critique était celui des usines à gaz clés en main, où AAP devenait le numéro un européen et même mondial, sans menacer pour autant la pérennité de l’allemand Siemens.

Cette fois, la Commission européenne note que le rachat de tout le capital par Alstom n’entrave pas non plus les mécanismes du marché. En effet, le groupe français n’entre en concurrence avec aucun des marchés de la désormais ex-coentreprise.

ABB se désengage ainsi de la production d’énergie. La vente lui rapportera 1,125 milliard de dollars. Lors de l’annonce de la transaction, le 31 mars dernier, Göran Lindhal, président directeur général d’ABB, avait indiqué que ce montant permettrait un investissement massif dans les technologies de l’information. ABB pourra notamment développer le commerce électronique interentreprise, dit «business to business e-commerce».

Thierry Zweifel, Bruxelles

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