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L'UBS peut-être impliquée dans le krach Parmalat

Plusieurs banques auraient aidé Parmalat à détourner des fonds vers des paradis fiscaux.

(Keystone Archive)

Alors qu'une enquête pénale est ouverte pour faire la lumière sur la faillite de Parmalat, l'UBS serait impliquée dans un montage financier pour le compte du groupe agroalimentaire.

La banque suisse a organisé en juillet pour Parmalat une émission obligataire de 651 millions de francs. Une opération complexe que l'UBS refuse de commenter.

L'onde de choc provoquée par le naufrage de la société italienne Parmalat va-t-elle franchir les Alpes?

L’entreprise est au centre d’un énorme scandale financier et ses comptes, probablement falsifiés pendant des années, présenteraient un trou de huit milliards d’euros, soit plus de 12 milliards de francs.

Complicités des banques?

La semaine dernière, le journal “Le Monde” estimait que certaines banques comme Bank of America, Citigroup et UBS ont contribué au montage d'instruments financiers sophistiqués dans des paradis fiscaux.

Un système qui aurait permis à Parmalat d’échapper à la surveillance de la banque centrale italienne et de présenter de faux bilans.

A la lecture du rapport trimestriel au 30 septembre 2003 publié par la société de Parme on découvre en effet que “des obligations émissent en juillet 2003 par Parmalat Finance avec une échéance en 2008, ont été organisées et souscrites par UBS pour un montant de 420 millions d’euros (651 millions de francs), elles sont liées à une structure en investissements financiers qui ont généré une provision nette de 130 millions d’euros”.

Une formulation sibylline qui semble faire référence à une opération utilisant des produits dérivés. Contactée, l’UBS refuse de faire un quelconque commentaire sur cette transaction.

Manque de curiosité



Toujours en juillet, c’est un investisseur institutionnel italien, dont l’identité n’est pas mentionnée, qui souscrit pour 300 millions d’euros d’obligations, puis en septembre c’est la Deutsche Bank qui prend une nouvelle émission de 350 millions d’euros.

On peut se demander pourquoi ces grandes banques ont prêté main-forte à Parmalat dans ses émissions obligataires, sans chercher à comprendre la raison qui poussait une entreprise à émettre autant de titres alors que ses bilans officiels affichaient plusieurs milliards de liquidités.

La réponse viendra peut-être de l’enquête pénale ouverte mi-décembre en Italie avec comme principaux chefs d’accusations: faux bilans, fraude aggravée et banqueroute frauduleuse.

Ce week-end, le groupe spécialisé dans la commercialisation des produits laitiers a été déclaré en faillite et son fondateur Calisto Tanzi arrêté.

Basé près de Parme, Parmalat emploie plus de 36 000 personnes dans 30 pays et a près de 4000 salariés en Italie.

L’ampleur de cette débâcle est inédite sur le Vieux Continent et l’affaire prend les proportions d’un scandale Enron à l’européenne. Il y a deux ans, la chute de ce courtier en énergie texan avait secoué les marchés financiers.

swissinfo, Luigino Canal

En bref

- Ce week-end, Parmalat, groupe spécialisé dans la commercialisation des produits laitiers, a été déclaré en faillite et son fondateur Calisto Tanzi arrêté.

- Basé près de Parme, Parmalat emploie plus de 36 000 personnes dans 30 pays et a près de 4000 salariés en Italie.

- L’UBS a organisé en juillet pour Parmalat une émission obligataire de 651 millions de francs.

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