L'UDC s'en prend à la LAMal

C'est à l'unanimité que les délégués UDC se sont prononcés pour le lancement d'une initiative. Keystone

Réunis à Landquart (GR), les délégués démocrates du centre décident de lancer une initiative populaire pour abaisser les primes d'assurance maladie.

Ce contenu a été publié le 12 janvier 2002 - 18:16

La hausse des primes d'assurance maladie est «inacceptable». Fort de ce constat, les délégués de l'Union démocratique du centre (UDC) ont décidé par 302 voix contre zéro de charger leur comité directeur d'élaborer un texte destiné à corriger les défauts de la loi sur l'assurance maladie (LAMal).

En point de mire: l'abandon de l'obligation de contracter et une limitation drastique des prestations remboursées par l'assurance de base. Selon le président du parti Ueli Maurer, une assemblée extraordinaire, organisée cette année encore, décidera formellement du lancement de l'initiative. Dans l'intervalle, le parti organise une consultation sur Internet.

«Les coûts de l'assurance maladie obligatoire augmentent actuellement de 80 millions de francs par mois et on peut dès à présent prévoir pour 2003 une augmentation de 10 à 15% des primes» a rappelé le conseiller aux Etats Christoffel Braendli.

Selon le parlementaire grison, qui est également président de santésuisse, il faut à présent mettre en place un système basé sur le libéralisme et la concurrence.

Selon l'UDC, l'assurance obligatoire de base devrait ainsi se limiter à l'indispensable. «Nous demandons de cesser d'étendre sans cesse la liste des prestations couvertes par l'assurance de base sans que la nécessité en soit avérée», a souligné pour sa part le conseiller national vaudois Jean Fattebert, en citant par exemple la distribution médicale d'héroïne.

L'UDC souhaite également que le système de financement des hôpitaux par les cantons soit revu et que l'obligation de contracter soit abolie.

Non à la semaine de 36 heures

Par ailleurs, les délégués de l'UDC ont unanimement dit non à l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS) visant à introduire la semaine de 36 heures. Le texte, soumis au peuple le 3 mars prochain, a été rejeté par 302 voix sans opposition.

Ils ont largement suivi les arguments du conseiller national Peter Spuhler (TG). Selon lui, cette initiative affecte gravement la compétitivité de l'économie suisse. A terme, elle entraînerait une augmentation du chômage et du travail au noir.

Conseil fédéral durement critiqué

En ouverture de l'assemblée, le président de l'UDC Ueli Maurer a de nouveau plaidé contre l'adhésion de la Suisse à l'ONU, soumise au scrutin le 3 mars. Il a fustigé l'attitude et la campagne menée par le Conseil fédéral.

«A coup de millions puisés dans les poches des contribuables et en multipliant à outrance ses interventions, le gouvernement fédéral s'efforce depuis des mois d'influencer l'opinion publique: il s'agit là d'un comportement abusif qui doit être sévèrement condamné», a déclaré M. Maurer.

En novembre dernier à Lucerne, l'assemblée des délégués de l'UDC avait très clairement dit non - par 389 voix contre 44 - à l'entrée de la Suisse aux Nations unies

swissinfo avec les agences

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