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La bourse de Tokyo à son niveau le plus haut depuis deux ans

La bourse de Tokyo a franchi ce mercredi le seuil des 19'000 yens pour la première fois depuis plus de deux ans. La confiance semble revenir au Japon après dix ans de stagnation de l’activité, une crise bancaire sans précédent depuis la fin de la guerre.

Ce contenu a été publié le 24 novembre 1999 - 11:24

La bourse de Tokyo a franchi ce mercredi le seuil des 19'000 yens pour la première fois depuis plus de deux ans. La confiance semble revenir au Japon après dix ans de stagnation de l’activité, une crise bancaire sans précédent depuis la fin de la guerre.

La bourse de Tokyo, cette année, est la plus performante du monde. Depuis janvier, elle a progressé de 72 pour cent. Kabuto-cho, ou la bourse, célèbre la fin de la stagnation de dix ans de la deuxième économie du monde. Le Japon va s’épargner les frais d’une troisième année consécutive de croissance négative. Ses grandes entreprises se restructurent enfin pour de vrai. Et placent l'internet au centre de leurs activités.

Pas étonnant si ce sont, comme à Wall Street, les valeurs de haute technologie, des télécoms, qui poussent surtout l'indice Nikkei à la hausse. Le premier conglomérat Internet est en voie de formation, ici, et il a pour nom Softbank.

Ce bond en avant de la bourse s'explique aussi par les taux d'intérêt zéro au Japon. Les riches investisseurs individuels réinvestissent en bourse une épargne abondante qu'ils parquaient, sans le moindre rendement, depuis trois ou quatre ans, dans des fonds monétaires.

Paradoxalement, le premier ministre Keizo Obuchi, l'homme qui a assuré le sauvetage des banques japonaises et redonné des couleurs à la bourse, voit sa popularité chuter. Les Japonais n’apprécient pas son alliance avec le parti de la secte Soka Gakkai, ni les annonces de milliers de suppressions d'emplois.

Tôt ou tard, la bourse devra tenir compte de ce facteur d'incertitude politique et du fait que si la croissance est de retour, elle reste très fragile.

Georges Baumgartner

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