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La Convention de Stockholm reste à Genève

Encore employé dans les pays pauvres, le DDT est le plus connu des produits de la "sale douzaine".

(Keystone Archive)

Le siège de la Convention de Stockholm sur les produits chimiques très dangereux restera à Genève. Les Etats parties l’ont décidé vendredi en Uruguay.

Cette décision intervient après le retrait de la candidature de Rome. Genève accueillait déjà le secrétariat provisoire de la Convention.

Réunis à Punta del Este, les Etats parties ont pris cette décision par consensus, après le retrait de la candidature romaine, indique Philippe Roch, directeur de l’Office fédéral de l’environnement.

Intervenant devant les 600 représentants de plus de 130 pays, M. Roch a confirmé les engagements de la Suisse, qui va financer le budget annuel de l'organisation à hauteur de 2 millions de francs environ (sur un total de 5 millions). Berne a déjà payé la presque totalité de la facture de la conférence de Punta del Este (environ 1 million de francs).

Pour M. Roch, l'attribution du secrétariat permanent permettra des synergies avec les autres institutions similaires déjà présentes dans la Cité de Calvin, notamment le siège de la Convention de Rotterdam (réglant les exportations et les importations de pesticides et de produits chimiques très dangereux).

«Le choix de Genève est le résultat d’une politique engagée, conséquente, poursuivie par la Suisse depuis de nombreuses années dans le secteur des produits chimiques des Nations Unies», a-t-il encore indiqué.

La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) veut interdire ou limiter la production et l'utilisation de ces produits. Ceux-ci peuvent provoquer des cancers et altérer les fonctions de reproduction. Ce texte a été ratifié par la Suisse en 2003 et est entré en vigueur en 2004.

Du DDT en cadeau

Jusqu'à maintenant, douze produits chimiques et pesticides, connus sous le nom de «la sale douzaine», sont soumis à la convention. Parmi eux figurent les dioxines, les PCB ou le DDT. Cette liste sera tenue à jour par un comité d'experts, dont la création a été décidée à Punta del Este.

Ces produits étant en principe déjà bannis dans les pays industrialisés, l'objectif de la Convention est surtout d'aider les pays en voie de développement à s'en débarrasser, via un soutien technique et financier. La Haute école technique de Bâle participe ainsi à un programme au Vietnam.

Les pays en développement sont notamment confrontés à d'importants stocks de pesticide DDT «généreusement offerts» par les pays riches. Des solutions moins nocives doivent être trouvées, note M. Roch, ces régions ayant besoin de pesticides pour lutter contre la malaria.

swissinfo et les agences

Faits

La «sale douzaine» comprend:
Des insecticides: l’aldrine, le chlordane, le DDT, la diedrine, l’endrine, l’heptachlore, le mirex et le toxaphène
Un fongicide: l’hexachlorobenzène
Des produits issus de la production d’autres substances chimiques: les dioxines et les furanes
Un ensemble d’hydrocarbures chlorés utilisés dans des applications industrielles: les PCB

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En bref

- A Genève, l’actuel secrétariat provisoire de la Convention de Stockholm occupe 20 personnes.

- La cité abrite d’autres institutions gravitant autour du siège européen du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement).

- Il s’agit de la Maison internationale de l’environnement, du Secrétariat de la Convention de Bâle sur les exportations de produits chimiques dangereux et de l’UNITAR (formation et recherche).

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