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La droite dure prête à quitter le gouvernement

Le président de l'UDC Ueli Maurer face aux 520 délégués venus à Sempach.

(Keystone Archive)

Si son chef de file Christoph Blocher n'est pas élu au gouvernement, l’Union démocratique du centre (UDC / droite dure) entrera dans l’opposition.

Les délégués du parti ont ainsi plébiscité la stratégie du tout ou rien en vue de l’élection du 10 décembre.

Les 520 délégués réunis samedi à Sempach, dans le canton de Lucerne, ont été unanimes: compte tenu de sa force électorale, l’UDC a droit à deux sièges au gouvernement. Ceux-ci doivent être occupés par l’actuel ministre Samuel Schmid et le député zurichois Christoph Blocher.

Les délégués ont également largement soutenu, par 449 voix contre 7 et 57 abstentions, l'idée de quitter le gouvernement en cas d'échec du tribun zurichois sur les marches menant au Conseil fédéral.

Menaces contre les socialistes

Pour l’UDC, il est clair que c’est au Parti démocrate-chrétien (PDC / centre-droit) de laisser un de ses mandats à l'UDC.

L’UDC espère d’ailleurs de le PDC saura reconnaître sa défaite. «Il fut un temps où les élus avaient la grandeur d'esprit de renoncer volontairement à leur fonction afin de tenir compte des nouveaux rapports de forces politiques», a souligné Hermann Weneyeth, président de la section cantonale bernoise.

Si tel ne devait pas être le cas, notamment parce que la gauche aura soutenu les conseillers fédéraux démocrates-chrétiens, l'UDC attaquera alors le siège de la ministre socialiste Micheline Calmy-Rey. Les délégués ont voté, par 448 voix contre 13, une proposition vaudoise en ce sens.

Blocher ou rien

Outre le nombre de sièges, les membres de l’UDC sont également d’accord sur un autre point central: ce siège supplémentaire ne doit être occupé par personne d’autre que leur leader Christoph Blocher.

«L'époque des demi-mesures qu'on nous impose est révolue, a ainsi affirmé le conseiller national (député) zurichois Christoph Mörgeli. Nous n'assumerons une responsabilité gouvernementale que si nous pouvons faire appliquer notre politique par nos représentants les plus compétents et les plus forts».

Accepter une solution intermédiaire, comme l'élection d'un autre UDC que Christoph Blocher, «nuirait au parti», a-t-il ajouté. Entrer dans l'opposition est dès lors la seule alternative crédible en cas de non-élection des candidats officiels, ont souligné la majorité des orateurs.

Par politique d'opposition, «nous entendons dénoncer les dysfonctionnements, proposer des solutions meilleures et provoquer des votations populaires», a expliqué Christoph Mörgeli. En aucun cas, cela ne signifie dire systématiquement non à tout.

Outre le nombre de sièges, les membres de l’UCD sont également d’accord sur un autre point central: ce siège supplémentaire ne doit être occupé par personne d’autre que leur leader Christoph Blocher.

«L'époque des demi-mesures qu'on nous impose est révolue, a ainsi affirmé le conseiller national (député) zurichois Christoph Mörgeli. Nous n'assumerons une responsabilité gouvernementale que si nous pouvons faire appliquer notre politique par nos représentants les plus compétents et les plus forts».

Accepter une solution intermédiaire, comme l'élection d'un autre UDC que Christoph Blocher, «nuirait au parti», a-t-il ajouté. Entrer dans l'opposition est dès lors la seule alternative crédible en cas de non-élection des candidats officiels, ont souligné la majorité des orateurs.

Par politique d'opposition, «nous entendons dénoncer les dysfonctionnements, proposer des solutions meilleures et provoquer des votations populaires», a expliqué Christoph Mörgeli. En aucun cas, cela ne signifie dire systématiquement non à tout.

Mise en garde aux autres partis

Le président du groupe parlementaire UDC Caspar Baader et Christoph Mörgeli ont encore mis en garde les autres partis si l'UDC était poussée dans l'opposition.

En acceptant une coalition de centre-gauche au gouvernement, le PDC et le Parti radical-démocratique (PRD / droite) iraient droit dans le mur.

Ils continueront à perdre des électeurs, c'est évident, ont-ils prédit. Quant au Parti socialiste, il y a fort à parier qu'il serait éjecté de l'exécutif fédéral dans quatre ans.

Les socialistes sereins

Egalement réunis samedi en assemblée des délégués, les socialistes ne se sont pas montrés impressionnés par les menaces de l’UDC.

La présidente de leur groupe parlementaire s’est déclarée ni effrayée, ni étonnée de l'attaque de l'UDC contre Micheline Calmy-Rey. «Cela montre seulement que l'UDC n'est pas capable de jouer la concordance», a dit Hildegard Fässler.

«Je suis sûre que cette décision va nuire à l'UDC dans les dix prochains jours, a encore déclaré la présidente du groupe parlementaire. L'UDC panique presque à l'idée que sa stratégie ne marche pas. Cette décision conforte le PS dans son choix d'empêcher l'élection de Christoph Blocher au Conseil fédéral».

swissinfo et les agences


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