La foire de Francfort reste un «must»

La foire de Francfort a drainé quelque 6400 exposants. Keystone Archive

La Suisse est bien représentée à la foire du livre de Francfort. Avec 193 exposants, elle constitue le 7e pays participant en ordre d'importance.

Ce contenu a été publié le 10 octobre 2002 - 16:35

Etre présent à Francfort demande un investissement important. Mais c'est un rendez-vous incontournable.

Francfort est la foire du livre la plus importante du monde, avant celles de Chicago et de Londres. Cette année, 6400 exposants provenant de 110 pays y participent du 8 au 14 octobre.

Cette foire n'est pas destinée au grand public, mais aux professionnels de la banche. On y retrouve auteurs, éditeurs, traducteurs, imprimeurs et autres libraires.

Fréquentation en baisse

La fréquentation y est cependant en baisse. Ainsi, 250 exposants ont renoncé à faire le déplacement pour cette édition 2002. Raison la plus fréquemment invoquée: des budgets réduits en raison de l'actuelle crise économique.

Il faut dire qu'il faut débourser une somme importante pour participer à la foire. Sans parler de frais annexes délirants: une nuit d'hôtel sans petit-déjeuner peut coûter jusqu'à 450 €!

Directeur de la maison d'édition suisse Chronos Verlag, Rudolf Wiedmer estime ainsi que la participation à la foire lui coûtera entre 6000 et 10 000 francs. Il s'agit d'un budget relativement important pour une petite maison d'édition.

Nouer des contacts

Rudolf Wiedmer n'entend pas pour autant renoncer à la foire. Elle permet en effet de nouer des contacts importants avec les autres professionnels de la branche.

Un avis partagé par Jürg Zimmerli. «La foire n'apporte pas de résultats mesurables, car nous n'y vendons pas de livres, explique ce directeur des Editions de la Limmat. Mais pour nous, il est important de nous retrouver une fois par an dans un environnement international.»

«Nous pouvons ainsi voir ce qui ce passe dans la branche, quels sont les courants et les problèmes. Bref, Francfort reste un must», conclut Jürg Zimmerli.

swissinfo/Jean-Michel Berthoud

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