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La Poste suisse veut se donner les moyens de ses ambitions.

Le directeur de La Poste, Ulrich Gygi, tient à moderniser son entreprise.

(Keystone)

La Poste a bouclé son exercice 2000 avec un bénéfice de 118 millions de francs. Un résultat moins bon que ceux des deux années précédentes. Pour autant, la direction Géant jaune reste persuadée que sa nouvelle stratégie est la bonne. La restructuration du réseau postal se poursuivra comme prévu.

«C'est la troisième fois que La Poste présente ses comptes en qualité d'entreprise autonome, rappelle le président du conseil d'administration du groupe, Gerhard Fischer. Dans ce contexte, ont peut affirmer que ses résultats sont positifs. Même s'ils restent insuffisants pour faire face à l'avenir de l'entreprise.»

Le décor est posé. La Poste doit procéder à des investissements pour se moderniser et faire face à l'ouverture du marché dans le secteur du courrier. Elle doit, en outre, garantir sa position de leader dans ses activités de bases telles que le courrier, les marchandises, les services financiers et le transport de marchandises.

Pour subvenir à ses besoins, elle doit donc améliorer ses résultats financiers. En clair, le Géant jaune doit assurer une croissance annuelle d'environ 5%. Ce qui l'oblige à accroître ses recettes, tout en renforcer ses mesures d'économie.

Pour gonfler ses revenus, La Poste envisage notamment une augmentation de ses tarifs. «Cette politique s'appliquera avant tout au service des colis, explique Ulrich Gygi. Il faut, en effet, réactualiser des prix qui ont été artificiellement calculés en fonction des subventions accordés à l'ancienne régie fédérale».

Aucun chiffre n'est articulé. Mais le parton de la Poste n'hésite pas à parler «d'une augmentation substantielle des tarifs» dans ce domaine. En ajoutant aussitôt que des mesures de rationalisation des coûts et une amélioration de la productivité sont également prévues.

«Il est clair que nous avons toujours un important potentiel d'économie à réaliser au sein du groupe, affirme le directeur général. Dans le secteur du tri des lettres, par exemple, il est encore possible de développer l'automatisation.»

Un objectif qui pourrait entraîner la suppression d'un certain nombre de postes de travail sur les quelque 45 mille que compte La Poste suisse. «Toutefois, rassure Ulrich Gigy, il n'y aura aucun licenciement».

La création d'une Banque Postale figure également parmi les principaux objectifs du Géant jaune. «Ce projet est d'un importance capitale, confirme le directeur général. Il permettrait de réaliser de substantiels bénéfices et de financer, de façon totalement autonome, la restructuration du service public».

Et de lancer: «nous attendons avec impatience les résultats de la procédure de consultation lancée par le Conseil fédéral. Mais, sous une forme ou une autre, le projet devrait voir le jour d'ici deux ans au plus tard.»

Les bénéfices alléchants que pourrait rapporter la Banque postale ne manquent pas d'attiser les appétits. D'autant plus que les responsables de La Poste craignent par-dessus tout un retour au régime des subventions.

«Pour pouvoir maintenir les réseaux des bureaux de poste à leur niveau actuel, la Confédération pourrait être tentée de nous offrir une contribution, spécule Ulrich Gygi. Ce qui ne serait pas une stratégie souhaitable»

Et le parton du Géant Jaune de conclure: «la meilleure garantie pour l'avenir de notre entreprise, c'et sa modernisation. La restructuration du réseau postal se poursuivra donc comme prévu.»


Vanda Janka


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