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La presse suisse salue l'accord de l'OMC

La presse suisse titre sobrement sur l'accord de l'OMC.

(swissinfo.ch)

Avec les nouvelles menaces contre l’agriculture suisse en guise de bémol, les journaux de Suisse se félicitent de l’accord trouvé samedi soir à Genève par l’OMC.

Les 147 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sont sortis de l’impasse, même si beaucoup reste à faire.

«On liquide l’agriculture», crie Le Matin. Le quotidien populaire se fait ainsi l’écho des milieux paysans, comme le conseillé national John Dupraz: «L’OMC est une machine à broyer les hommes qui ne sert qu’à faire du fric.»

Mais cette voix alarmiste tranche avec les propos plus nuancés des autres titres de la presse helvétique.

Ainsi, la Basler Zeitung évoque des milieux économiques heureux et des paysans mitigés, à propos de l’accord qui prévoit une élimination des subventions agricoles contre une baisse des tarifs douaniers pour les produits industriels, bons pour l’économie suisse.

La Berner Zeitung y voit même un conflit futur entre une paysannerie sous pression et le reste de l’économie suisse qui profite de l’ouverture des marchés négociée au sein de l’OMC.

Dans son commentaire, la Neue Zürcher Zeitung souligne quant à elle que le texte signé à Genève reste vague et sans calendrier. Ces effets ne seront donc connus que plus tard.

Une agriculture dépendante

Mais «pour assurer son avenir, le pays a besoin de marchés ouverts pour son économie et pas d’une agriculture cajolée», conclut le grand quotidien de l'économie helvétique.

Le Bund de Berne va même plus loin, en comparant les subventions agricoles aux drogues: «Sur la durée, ces drogues font des dégâts. Mais une abstinence abrupte fait hurler». Le quotidien poursuit en affirmant que par peur des réactions, beaucoup de gouvernements ont repoussé des décisions difficiles, mais nécessaires.

Le Tages Anzeiger de Zurich reconnaît pour sa part que la paysannerie suisse devra faire preuve de créativité pour défendre ses produits face à la concurrence étrangère.

A Genève par contre, le ton est tout autre. Dans un éditorial intitulé «Un nouveau Sud se profile à Genève », Jean-Claude Péclet – du journal Le Temps - attaque ainsi: «Si les paysans suisses étaient moins geignards et le patronat moins gourmand, ils auraient, ce 1er août 2004, remercié l’équipe de diplomates et le président de la Confédération, qui ont mouillé leur chemise à l’Organisation mondiale du commerce.»

Un pas historique

Le Temps estime en effet que la Suisse bénéficiera globalement de l’accord conclu ce week-end.

Mais «la portée du consensus de Genève va plus loin», selon le quotidien genevois. «Les organisations tiers-mondistes dénoncent un accord déséquilibré, où le Nord s’est taillé la part du lion. Or peu de ministres des pays concernés ont entonné cette chanson à Genève», relève Le Temps.

Pour conclure: «C’est que le Brésil et l’Inde, désormais invité à la table des grands, ont réussi une percée historique et probablement irréversible.»

swissinfo

En bref

Le groupe des 10, importateurs agricoles nets aux préoccupations similaires à la Suisse:
- Japon
- Bulgarie
- Taiwan
- Islande
- Norvège
- Corée du Sud
- Israël
- Lichtenstein
- Ile Maurice
- Suisse

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Faits

Après une semaine de négociations marathon, les 147 membres de l’OMC ont sauvé du naufrage le cycle de négociations commerciales multilatérales de Doha.

Résultat de cet accord: des coupes de plusieurs milliards de francs prévues en matière de soutien à l’agriculture et une ouverture accrue des marchés aux biens industriels.

Les négociations se poursuivront dès septembre à Genève. Fin 2005, une conférence ministérielle de l'OMC à Hong Kong fera le point sur l'avancée des négociations.

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