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La radio/TV publique doit se serrer la ceinture

Armin Walpen dresse un sombre tableau des finances de la SSR.

(Keystone)

SRG SSR idée suisse devra faire des économies. Le diffuseur public envisage de supprimer un nombre encore indéterminé d’emplois d’ici à 2007.

Comme l’a annoncé mardi son patron Armin Walpen, la SSR devra faire face à un manque à gagner de 160 millions de francs d'ici 2009, ce qui représente en gros un dixième de son budget global.

D’ici 2007, la SSR compte économiser quelque 80 millions. Plus de la moitié (45 millions) le seront sur les services généraux, ce qui n’aura pratiquement pas d’incidences sur les programmes.

Combien d'emplois passeront à la trappe dans ce premier train de mesures? Armin Walpen n'a pas voulu donner de chiffre à ce stade. Il s'est borné à souligner que l'entreprise mettrait à profit les fluctuations naturelles des employés et que des solutions «acceptables sur le plan social» étaient actuellement à l'étude.

swissinfo en sursis


Le directeur général de la SSR n'a pas remis en cause son annonce de mars dernier sur la réduction de swissinfo à un site internet en anglais et la régionalisation de Swiss TXT - avec à la clé la suppression de 70 à 80 postes.

«Mais le sort de swissinfo est suspendu à la décision du Parlement. Si les Chambres revoient leur décision de supprimer dès 2006 les 15 millions de subventions à swissinfo, notre planification changera», a assuré Armin Walpen.

Concernant Swiss TXT, l’unité d’entreprise qui fournit notamment le télétexte aux chaînes de télévision, le chef du département 'finance et controlling’ de la SSR, Daniel Jorio, a confirmé que le Conseil d'administration ne reviendrait pas sur sa décision de la délocaliser dans les unités régionales.

Et ceci malgré la démarche de la commission du personnel de Swiss TXT, qui avait demandé la semaine dernière à la direction générale d'étudier un projet de centre multimédia à Bienne.

On ne touche pas au «prime time»

Les unités d'entreprise participeront aux restructurations à hauteur de 35 millions, a poursuivi le directeur général de la SSR. Elles pourront décider de mesures individuelles, mais interdiction formelle leur est faite de toucher au «prime time». Une information est attendue au cours du 2e semestre 2005.

La cure d'amaigrissement de la SSR ne doit frapper les programmes qu'en dernier ressort, une fois épuisé le potentiel de coupes claires dans les frais généraux, a insisté Armin Walpen. La direction générale continuera pour sa part de s'astreindre à économiser un million de francs par année.

Une hausse de la redevance n'entre pas en ligne de compte dans le cadre de cette première série de mesures. La question se posera avec le second paquet d'économies que le Conseil d'administration de la SSR évalue lui aussi à 80 millions de francs.

«Non au économies préventives»

Le syndicat suisse des mass media (SSM) a réagi avec vigueur à l’annonce de ce train de mesures et demande à la SSR de ne pas «céder à la panique».

Le syndicat s'oppose par principe à la baisse des effectifs du personnel, alors même que la SSR confie de plus en plus de mandats à des entreprises externes.

Le SSM demande également au Contrôle fédéral des finances de vérifier s'il ne faudrait pas accorder à la SSR une «augmentation mesurée» de la redevance pour répondre à la croissance des coûts des programmes.

swissinfo et les agences

Faits

En 2004, SRG SSR idée suisse a réalisé un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de francs suisses.
71% de ses recettes proviennent de la redevance payée par les auditeurs et les téléspectateurs.
23% viennent de la publicité TV et du sponsoring radio/TV (la publicité directe est interdite sur les ondes des chaînes de radio publiques).
6% des recettes viennent d’autres sources, comme la vente d’émissions à d’autres diffuseurs.

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En bref

- Pour arriver au chiffre des 160 millions de francs de manque à gagner, les dirigeants de la SSR citent plusieurs facteurs:

- La nouvelle loi radio/TV (encore en discussion au Parlement), qui fera perdre au diffuseur public une part de la redevance au profit des privés.
- L’exonération de la redevance accordée aux bénéficiaires de rentes de vieillesse et d’invalidité.
- La suppression de la contribution fédérale à swissinfo.
- Les investissements à venir dans les nouvelles technologies et les coûts croissants des droits TV pour le sport et pour les films.

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