La SSR confirme: elle veut racheter les antennes de Swisscom

Derrière la vente à des privés des antennes de Swisscom se profile la peur que la Suisse puisse être «espionnée». Keystone

Le service public s´intéresse aux antennes que l´opérateur Swisscom veut vendre. Une offre a été transmise récemment, confirme Josefa Haas, porte-parole de SRG SSR idée suisse. Swisscom a déjà reçu plusieurs offres de rachat.

Ce contenu a été publié le 21 novembre 2000 - 09:32

Le 13 septembre dernier, Swisscom a annoncé vouloir se séparer de son secteur 'Broadcasting'. Un secteur qui s'occupe de la diffusion des programmes de radio et de télévision et de la fourniture de services aux exploitants de réseaux câblés.

Le service public est le principal client du 'Broadcasting'. Il représente le 80 pour cent de ses recettes, précise Josefa Haas. La porte-parole confirme que SRG SSR idée suisse a transmis une offre à l'opérateur «récemment». Sans donner plus de précisions.

Plusieurs repreneurs étrangers, dont l'anglo-américain NTL, ont déjà manifesté un intérêt à racheter les quelque 3 000 antennes, réparties sur 500 sites.

Ces derniers jours, cette affaire fait des vagues. Nous le révélions la semaine dernière: elle suscite notamment des inquiétudes du côté des militaires suisses qui craignent pour la sécurité nationale. Car derrière la vente des antennes de Swisscom se profile la peur que la Suisse puisse être espionnée.

La Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats a d'ailleurs déposé une motion demandant au Conseil fédéral de prendre en considération les aspects stratégiques de la vente de ces antennes. Et le Département fédéral de la communication se dit favorable à une solution «qui prenne pleinement en compte les intérêts de la Suisse en matière d'information et de politique de sécurité».

swissinfo

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