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La Suisse dans le Top 5 des pays investisseurs

Le monde industrialisé et les Etats-Unis en particulier attirent les investisseurs suisses.

(Keystone Archive)

Le rôle de la Suisse en matière d’investissements ne cesse de croître dans le monde.

Une étude récente montre qu’avec un volume net d'investissements de 227 milliards de francs, elle se place en 4e position, derrière la Grande-Bretagne, le Japon et la France.

En dépit de sa faible croissance économique, la Suisse compte parmi les plus grands investisseurs directs à l'étranger.

Et en proportion de son Produit intérieur brut (PIB), elle se place juste derrière Hong Kong, le leader en la matière.

Ce sont les chiffres avancés par une étude du Credit Suisse rendue publique lundi. Ils se basent sur les données fournies par la Banque nationale suisse et l’ONU.

En 2002, le volume de ses investissements directs à l'étranger s'élevait à 378 milliards de francs, soit 111% du PIB.

Ce qui place la Suisse nettement devant des pays comme les Etats-Unis ou l’Allemagne.

Et si l'on en déduit les investissements directs des bailleurs de fonds étrangers en Suisse, le volume net d'investissements à l'étranger atteint 180 milliards de dollars.

Besoins d’expansion



La petitesse du territoire suisse, le manque de matières premières et un marché local limité font que les entreprises qui veulent se développer doivent se tourner vers l’étranger, a expliqué à swissinfo, une économiste du Credit Suisse.

«Mais, contrairement à ce qu’on pense, poursuit Monika Engler, les entreprises suisses investissent dans des pays industrialisés et pas dans les pays émergents.»

Sur les 1,7 million de personnes employées à l'étranger par des filiales suisses, seul un quart ne vivent pas dans des économies développées.

Toujours selon l’économiste du Credit Suisse, le rôle de la Suisse en tant qu’exportateur de capital s’est considérablement accru pendant les années 90.

Des sommets ont été atteints vers la fin de la décennie quand les banques suisses ont commis toute une série d’investissements dans le secteur bancaire américain.

Les secteurs forts

On constate par ailleurs que plus de la moitié des placements proviennent de branches dans lesquelles la place suisse est leader.

Le secteur bancaire et des assurances (près de 40%) et l'industrie chimique (14%) se taillent la part du lion des investissements directs. L’industrie lourde et des machines n’occupe que 5%.

Ce sont donc surtout les atouts inhérents à la place économique suisse qui sont déterminants pour les investissements à l'étranger.

Ces derniers doivent plutôt être vus comme un facteur positif et non simplement comme une perte d'emplois ou de capital pour le marché domestique, relève le Credit Suisse.

Les investissements en Suisse

Dans l’autre sens, la Suisse a elle aussi attiré des capitaux étrangers en 2002, à hauteur de 55 milliards de francs.

C’est surtout le fait d’entreprises qui souhaitent installer leur sièges en Suisse, selon Monika Engler.

Elle explique cet attrait pour la Suisse par sa politique fiscale favorable aux entreprises, ainsi que par la main-d’œuvre qualifiée qu’on y trouve.

swissinfo et les agences

En bref

- Le volume brut d’investissement suisse à l’étranger s'élève en 2002 à 378 milliards de francs, soit 111% du produit intérieur brut (PIB).

- Ce qui fait 227 milliards d’investissements net.

- La moitié des placements proviennent de branches dans lesquelles la place suisse est leader: 40% du secteur bancaire et des assurances, 14% de la chimie.

- Ces investissements sont orientés vers l'Union européenne et les Etats-Unis. Mais très peu vers les pays émergents.

- Dans l’autre sens, en 2002 55 milliards de francs ont été investis en Suisse par des entreprises étrangères.

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