La Suisse marque des points dans le trafic poids lourd

En matière de contrôle, la Suisse est encore loin derrière l’Allemagne, les pays nordiques, la Belgique ou les Pays-Bas. Keystone Archive

Les niveaux de contrôle en Suisse sont moyens. Mais la situation s'est améliorée depuis l'entrée en vigueur de la redevance sur le trafic poids lourd.

Ce contenu a été publié le 31 octobre 2001 - 18:51

Depuis 1995, la législation suisse relative à la durée du temps de travail des chauffeurs professionnels est harmonisée avec celle de l'Union européenne. Les outils de contrôle, eux aussi, sont identiques d'un pays à l'autre.

Tous les camions circulant sur territoire européen sont équipés d'un tachygraphe. Une sorte de mouchard qui enregistre toutes les données relatives au déplacement du véhicule. Il permet ainsi aux autorités compétentes d'exercer leur droit de contrôle.

Les contrôles se sont intensifiés

Ces instruments de mesure doivent être conservés durant deux ans. En Suisse, les tachygraphes sont généralement mis à disposition des Offices cantonaux du travail. Ils peuvent en outre être contrôlés de manière inopinée par la police routière.

Pour autant, la méthode helvétique est loin de remporter la palme de l'efficacité. A en croire les professionnels en matière de contrôle du trafic des poids lourds, la Suisse arrive loin derrière l'Allemagne, les pays nordiques, la Belgique ou encore les Pays-Bas.

«Depuis le début de l'année, la situation s'est toutefois améliorée, affirme Süren Rasmussen, chef de division des affaires techniques à l'Union Internationale des Transports Routiers (IRU). Les contrôles se sont intensifiés et nous espérons que la Suisse poursuivra son effort en ce sens.»

La Confédération a chargé les cantons d'assurer les contrôles du trafic. Une prestation en partie financée par la redevance sur le trafic poids lourd (RPLP). En 2001, les autorités ont alloué dix millions de francs pour une amélioration du contrôle des poids lourds. Dès l'an prochain, ce sont 20 millions de francs qui seront affectés à cette tâche.

Vingt-deux cantons unissent leur force

«Dans le canton de Vaud, nous avons reçu 1,2 million de francs, explique Christian Flüeli, chef de la circulation du canton de Vaud. Cette somme nous a permis d'effectuer 20'000 heures de contrôle contre quelque 14'000 heures auparavant.»

A l'instar du canton de Vaud, vingt-deux cantons ont ainsi signé une convention de prestation avec le Département fédéral des transports de l'énergie et de la communication. Dans le futur, les polices cantonales devraient consacrer quelque 62'000 heures de plus que par le passé au contrôle des poids lourds.

Mais les autorités ne veulent pas en rester là. D'ici à deux ans, elles entendent aménager des grandes aires de contrôles.

«Nous prévoyons quatre à cinq centres situés sur des zones stratégiques, explique Michael Gehrken, porte-parole de l'Office fédéral des routes. A terme, le pays sera quadrillé par un ensemble de points de contrôle non obligatoires mais quasiment incontournables pour les poids lourds.»

Vanda Janka

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