La vanille absente des Fêtes

En Suisse, les gousses de vanille ne devraient être de retour que pour Noël prochain. Keystone

Difficile de trouver de la vanille sur les rayons des grandes surfaces ou des magasins spécialisés. Les récoltes ont été mauvaises à Madagascar.

Ce contenu a été publié le 25 décembre 2001 - 13:25

Les grossistes et autres commerçants suisses peinent à dénicher de la vanille. Les magasins de la Migros ont reçu la dernière livraison en novembre. La Coop a dû renoncer à son label «bio», pour pouvoir offrir de la vanille fraîche aux clients en décembre.

Quant à Globus et Jelmoli, ils ont puisé largement dans leur porte-monnaie pour que l'épice devenue rare ne manque pas dans les assortiments d'hiver.

Tempêtes dans l'Océan indien

La situation est difficile, selon les commerçants, depuis les tempêtes qui ont balayé l'Océan indien il y a environ une année. Les récoltes de vanille ont été détruites à Madagascar et la lente maturation de l'épice ne permet pas de rattraper rapidement le retard pris.

Madagascar est le principal producteur mondial du bâtonnet noir. Et la principale source d'approvisionnement de la Suisse.

Il y a environ un an, l'île avait livré 7,6 tonnes de vanille à la Suisse. A fin octobre de cette année, seules 2,6 tonnes étaient parvenues en Suisse, a indiqué Hans Bürgi de la direction des douanes.

Avant les tempêtes, Madagascar produisait presque 1400 tonnes de vanille par année. La production a chuté depuis à 900 tonnes.

«L'Indonésie, la Polynésie, le Mexique et l'Ouganda produisent aussi l'épice, mais la qualité n'est pas comparable avec celle provenant de Madagascar, regrette Richard Kägi, responsable des commandes chez Globus. Et la qualité de la vanille qui pousse aux Comores est supérieure, mais la production de l'île est trop faible pour la consommation suisse.»

Prix multiplié par six

La vanille en provenance de Madagascar a vu son prix quadrupler, voire sextupler ces deux dernières années, selon Richard Kägi. Le groupe bernois Bon appétit, qui livre la Gourmet Factory de Jelmoly, Pick Pay et des détaillants, a payé l'épice 30% plus cher cette année, selon Claudia Steimle au secteur achat du groupe.

En fait, cette hausse n'a pas pu être répercutée complètement auprès de la clientèle. La vanille reviendrait trop chère. On trouve les bâtons sur les rayons avec des prix oscillant entre quatre et sept francs.

Il faudra attendre Noël prochain avant que la vanille ne manque plus dans les magasins. La récolte est prometteuse cette année, mais la maturation de l'épice est lente.

swissinfo avec les agences

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