Le conflit entre pilotes Swissair et Crossair s'envenime

Les pilotes de Crossair estiment que leurs collègues de Swissair font de la provocation. Keystone Archive

Crossair a tenté lundi de concilier les divergences opposant les deux syndicats. La rencontre s'est soldée par un «no comment».

Ce contenu a été publié le 07 janvier 2002 - 22:29

Les discussions ont réuni la direction de Crossair et Aeropers, qui regroupe les pilotes de Swissair, et l'Association du personnel de cockpit (CCP) de Crossair. Elles ont porté sur les conséquences pour les pilotes de la mise en place du plan Phoenix Plus, a indiqué Crossair lundi soir sans plus de précisions.

Les parties ont décidé d'un commun accord de ne pas s'exprimer sur les pourparlers en cours, a simplement déclaré Andreas Schwander, porte-parole de la compagnie aérienne. Cela jusqu'à une prochaine réunion qui a été fixée au 16 janvier.

Conflit ouvert

Rien ne va plus entre les pilotes de Crossair et ceux de Swissair. Les employés, qui devront collaborer tout prochainement, règlent leurs comptes à coups d'articles et de communiqués de presse.

Les différends portent sur les négociations salariales en vue de la nouvelle convention collective. La CCP a accusé Aeropers d'avoir rompu les négociations communes au nom d'une compagnie «haut de gamme», ce qu'a démenti ce dernier syndicat.

Cette prise de position n'a pas été du goût des pilotes de Crossair. Selon la CCP, leurs futurs collègues de Swissair s'immiscent d'une manière intolérable dans les orientations stratégiques et organisationnelles de la société en gestation.

«Coups bas»

La CCP refuse aussi le nom de «Swissairlines» donné arbitrairement par aeropers à la nouvelle compagnie. Elle dénonce finalement une série de «coups bas» qu'elle voit dans le document d'Aeropers.

La presse du week-end a d'ailleurs largement traité cette question. Samedi, Le Matin a dévoilé qu'un Jumbolino avait été impliqué dans une collision au sol sans gravité, le 27 décembre dernier.

Le SonntagsBlick a ensuite révélé que Crossair aurait fait l'acquisition d'appareils sans inverseur de poussée. Selon Crossair, cette option, qui sert de frein complémentaire, ne serait «pas judicieuse» sur des petits avions. Mais le journal dominical, lui, y voit une «économie dangereuse».

swissinfo avec les agences

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