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Le Genevois FirstQuote dans la tourmente

L'échec est à la taille des ambitions de FirstQuote, société créée en 1996 et qui caressait l'ambition de devenir l'un des géants de l'information. Le fournisseur de données financières et boursières, incapable de lever 12 millions de francs, licencie 65 personnes.

Fin mars, FirstQuote, basée à Genève, avait déjà adressé une lettre de licenciement à une vingtaine de salariés. Cette semaine, une trentaine d'autres ont pris le chemin de la sortie: l'entreprise n'a plus les moyens de les payer.

«Nous ne sommes pas parvenus à trouver suffisamment de fonds pour poursuivre nos activités et il a été décidé de fermer l'entreprise», explique brièvement Neil Gibbons, directeur de FirstQuote Inc.

FirstQuote, qui jouit d'une excellente réputation, n'a toutefois jamais gagné d'argent depuis sa création. La société avait réussi à lever 25 millions de dollars, dont 7 millions en mars 2000, ce qui lui a permis de tenir une année. Il lui fallait encore dénicher 8 autres millions de dollars d'argent frais pour assurer sa pérennité.

Malheureusement, les valeurs technologiques, comme celles liées aux médias et aux télécoms, sont tombées en telle disgrâce, qu'il est pratiquement impossible de lever des fonds.

Le titre FirstQuote, qui avait grimpé à 17 dollars au début de l'année 2000, ne valait plus que quelques cents américains cette semaine. La société aura donc licencié autour de 65 personnes, dont la majorité en Suisse, et fermé ses bureaux de Zurich, Londres, Francfort, Paris, et El Secundo en Californie.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, Rentenanstalt, qui avait signé un partenariat avec FirstQuote pour lancer un site Internet d'e-commerce baptisé redsafe.com, a décidé de cesser sa collaboration vendredi dernier.

Ian Hamel


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