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Le gouvernement sous le feu des officiers

Les officiers veulent un meilleur contrôle du projet "Armée 08/11".

(Keystone)

La politique de défense du gouvernement est dans la ligne de mire de la Société suisse des officiers qui se bat contre les continuelles réformes de l'armée.

Les officiers critiquent en particulier les économies faites dans le domaine de la défense classique.

Le choix de mettre l'accent sur la sécurité du territoire plutôt que sur la défense classique ne repose pas sur une analyse pointue de la situation et n'est pas compréhensible. Les risques et les menaces n'ont pas changé et les économies sont modestes, critique la SSO.

Le gouvernement a présenté en mai dernier les orientations de l'armée pour la période 2008-2011. Les moyens alloués à la défense classique vont être réduits au profit de la sûreté intérieure, avec à la clef des économies de 193 millions de francs. A l'inverse, les opérations de maintien de la paix vont être renforcées et il en coûtera 35 à 45 millions de dépenses supplémentaires.

La SSO, qui avait déjà réagi avec scepticisme immédiatement après la présentation des nouvelles orientations, a précisé jeudi sa position et développé ses exigences. «Le point de départ doit être la situation actuelle. La menace ne s'adapte pas aux finances», a déclaré devant la presse le colonel EMG Michele Moor, président central de la SSO.

Débat public

Selon lui, les axes du gouvernement n'ont pas été définis sur la base d'un processus de décision systématique en matière de politique de sécurité. La crédibilité de l'armée nécessite des débats publics sur ces questions.

La SSO veut que le rapport de la politique de sécurité soit examiné par le gouvernement au cours de chaque législature. Il doit être adapté et complété de rapports intermédiaires et remis au Parlement comme fondement de la politique de sécurité.

Le prochain rapport devra en particulier réexaminer des piliers comme la neutralité, le principe de milice ou le service militaire obligatoire, peser les avantages et les inconvénients, notamment en matière de coûts.

Les officiers demandent aussi d'assurer une planification continue, avec un rythme de planification de quatre ans pour les programmes d'armement. Un cadre financier de quatre milliards au minimum par an doit être assuré pour Armée XXI.

Pas seulement garder les ambassades

La SSO ne veut par ailleurs pas que les engagements subsidiaires de sûreté, par exemple la protection des ambassades, devienne une tâche permanente de l'armée. Elle exige une stratégie visant à régler de manière claire la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons et à décharger l'armée de milice de tâches policières.

Quant au service militaire dans le cadre de la promotion de la paix à l'étranger, il doit demeurer volontaire afin de garantir la motivation nécessaire. Il faut que les éléments de milice soient représentés en nombre, aussi bien dans la conduite que dans la troupe.

Les officiers soulignent également l'importance centrale de l'infanterie. Pour garantir des engagements de sûreté sectoriels, elle doit être mobile et bien instruite.

Pas question non plus de minimiser le rôle de la réserve, élément important de la «montée en puissance». Des économies sont toutefois réalisables dans le domaine de l'équipement de la réserve. Autre potentiel d'économies: la fusion des Forces terrestres et aériennes. La réflexion à ce sujet doit se poursuivre.

swissinfo et les agences

Faits

Pendant la Guerre froide, l'armée suisse pouvait mobiliser jusqu'à un maximum de 800'000 hommes.
En 1995, une réforme a diminué les effectifs de moitié.
Actuellement, l'armée suisse compte 122'000 soldats d'active.
En Suisse, le service militaire est obligatoire et dure 300 jours pour un simple soldat.

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