Le groupe Triumph épinglé par «Clean Clothe»

Après une grève violemment réprimée fin février, les ouvriers ont dû reprendre le travail. Keystone

Le groupe suisse de lingerie féminine Triumph fait l'objet d'une action de protestation lancée par la Campagne Clean Clothes pour avoir licencié 21 syndicalistes qu'il employait aux Philippines et qui demandaient des augmentations de salaires.

Ce contenu a été publié le 28 août 2000 - 21:54

La Campagne Clean Clothes (CCC, Vêtements Propres) lancée pour une consommation plus responsable et consciente des conditions de travail de ceux qui fabriquent les vêtements, demande la réintégration des syndicalistes philippins, le respect par Triumph des droits sociaux fondamentaux et des normes sociales minimales. Elle a appelé le public à envoyer des lettres de protestation à la direction de Triumph dont le siège est à Zurzach (nord de la Suisse).

Selon Stefan Indermühte, porte-parole de la «Déclaration de Berne», l'une des Organisations non-gouvernementales suisses qui relaie la Campagne avec l'Action de Carême et Pain pour le Prochain, la direction suisse de Triumph n'a pas jusqu'ici réagi aux lettres de protestation qui lui ont déjà été envoyées. Une porte-parole du groupe a indiqué que seule la branche de Hong Kong de Triumph pouvait prendre position sur ces questions.

Selon la Campagne CCC, les employés philippins de Triumph demandaient un salaire de 11,5 dollars par jour. La direction s'étant déclaré prête à payer 8 dollars, les salariés ont revu leurs revendications à la baisse à 9,2 dollars, ce qui leur a été refusé.

Après une grève violemment réprimée fin février, ils ont dû reprendre le travail, mais vingt-et-un syndicalistes ont été licenciés. Le syndicat BPMTI a alors demandé le soutien de la Campagne Clean Clothes.

Triumph a réalisé en 1999 un chiffre d'affaires de 1,38 milliard de dollars.

«Partout les ouvrières s'épuisent à la tâche dans des conditions indécentes pour des salaires ne leur permettant pas de vivre dignement. Il faut que cela change», ajoute la CCC qui n'appelle pas au boycottage, mais souligne que la voix des consomateurs et consommatrices est son moyen de pression.

La CCC a commencé ses actions il y a dix ans aux Pays-Bas et est active actuellement dans dix pays européens.

swissinfo avec les agences

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