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Le loup n'a qu'à bien se tenir!

Plus de prévention, moins de recherche scientifique, c'est ainsi qu'on attend le loup en Suisse.

(Keystone)

En Suisse, la cohabitation avec le canidé repose sur un nouveau concept. Il met l’accent sur la prévention des dégâts aux troupeaux de moutons.

Entre autres mesures, les critères permettant l’élimination du prédateur ont été adoucis.

Face au retour du loup depuis 1995, deux camps s’affrontent. Schématiquement, les éleveurs de moutons aimeraient empêcher le redémarrage des populations naissantes. Ou du moins les freiner drastiquement.

De l’autre, les amis de la nature, certains chantres du tourisme vert et une bonne partie des biologistes estiment que l’expansion du loup est un bienfait, une richesse.

En 2001, un premier projet de «gestion» de ce retour du loup n’avait fait que renforcer les fronts. En accord avec les cantons, la Confédération avait choisi de temporiser et de compléter les données scientifiques et techniques.

Mais dorénavant, les choses sont claires. Le nouveau «concept loup» vient d’entrer en vigueur mercredi. Et ce ne sont pas les nouvelles crispations mises en évidence par la procédure de consultation qui changeront la donne.

Les cantons mis à contribution

Concrètement, le nouveau modèle de gestion met l’accent sur la prévention des dégâts que peut causer ce grand prédateur dans les troupeaux de moutons. Et sur le soutien aux éleveurs de petit bétail.

La science et la recherche passent au second plan, notamment parce que les coupes financières au sein de l’administration fédérale ont réduit les moyens d’action de l’Office fédéral de l’environnement, les forêts et du paysage (OFEFP).

Les maîtres mots du nouveau «concept loup» sont une flexibilité accrue dans l’action, et l’octroi de larges responsabilités aux cantons.

Dorénavant, les dédommagements en cas d'attaque sont versés par la Confédération (80%) et le canton concerné (20%). Mais le permis d'abattre le loup est délivré par le canton lui-même.

Condition posée à cet abattage: le loup doit avoir tué 35 animaux de rente en l'espace de 4 mois ou 25 en un mois. Ce seuil peut être réduit à 15 sur un an si les attaques continuent l'année suivante malgré la prévention.

Techniquement, l'autorisation de tirer est délivrée pour 60 jours et peut être prolongée de 30 jours en cas de nouvelle attaque. Il revient également au canton de définir un périmètre approprié pour le décompte des dégâts, en tenant compte des conditions (géographiques, agricoles) locales.

La prévention par le chien

Le nouveau plan de gestion du loup fait également la part belle à la prévention au sens strict. A cet effet, une coordination nationale est instituée au service romand de vulgarisation agricole à Lausanne.

Ce centre névralgique est censé assurer la cohésion entre les quatre centres établis par les cantons dans les zones à risque (Gampel/Jeizinen en Valais, à Praz-de-fort en Valais toujours, à Lostallo au Tessin et à Landquart dans les Grisons).

Prévention toujours: L’OFEFP parie aussi sur la garde des troupeaux de moutons. Et notamment sur les chiens de protection.

Chiens de berger et de protection améliorent la gestion du troupeau et de l’alpage en général, estime en effet l’OFEFP. Actuellement, on en compte 75 en Suisse. Dans ce domaine, trois spécialistes (à Landquart) et trois bergers d’urgence font partie du programme fédéral.

Une compétence de Berne

Dans la foulée, un nouveau concept lynx vient aussi d’entrer en vigueur. Il autorise les interventions ciblées en cas de régression prolongée des populations de chevreuils et de chamois.

Deux cas de figure à cet égard: les lynx en surnombre seront soit déplacés vers une autre région de Suisse ou à l'étranger, soit tirés. Mais la décision revient cette fois à la Confédération.

swissinfo et les agences

Faits

Dans les Alpes suisses, le loup a été décimé en une centaine d’années
1954: dernier individu tiré
1994: présence attestée en Valais
2001: retour du loup également dans les Grisons et au Tessin
Entre 1998 et 2001: présence d’au moins sept individus
2004: moins de dix individus estimés
Durant les cent dernières années, aucune attaque contre l’homme n’a été enregistrée

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