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Le milliard de cohésion prêt à être distribué

Le ministre lituanien des Finances Rimantas Sadzius (à droite) avec le directeur de la DDC Walter Fust.

La phase concrète de la coopération de la Suisse avec les pays d'Europe de l'Est approche. Des accords seront signés cette année encore avec les dix nouveaux membres de l'UE.

Les premiers projets financés avec le milliard de franc que la Suisse a accordé dans le cadre de l'élargissement de l'UE pourront ainsi débuter début 2008.

L'utilisation de ce «milliard de cohésion» était au centre de la Conférence annuelle de la coopération suisse avec les pays de l'Europe de l'Est qui s'est tenue jeudi à Lucerne.

Les ministres suisses Micheline Calmy-Rey (Affaires étrangères) et Doris Leuthard (Economie) étaient présentes. Elles en ont profité pour y rencontrer leurs collègues européens.

Afin d'accompagner ces projets, des postes spéciaux seront créés dans les ambassades suisses en Pologne, en Hongrie, en République tchèque et en Lettonie. Dans chacun de ces pays, les projets qui seront proposés par des Offices de coordination nationaux, devront être approuvés par la Suisse.

Des critères clairs doivent garantir qu'il y ait le plus de gagnants possibles, a déclaré Walter Fust, chef de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

«Accepté par le peuple»

Micheline Calmy-Rey a rappelé que la contribution suisse se fondait sur une décision populaire. C'est un fait «probablement unique au monde», a-t-elle déclaré.

Les discussions techniques avec les dix pays appelés à profiter de cette aide sont pratiquement bouclées, a indiqué Herber Eisele de la DDC. Les accords-cadres devraient pouvoir être signés cette année encore. Herber Eisele a tenu à rappeler que cette aide est complémentaire aux fonds de l'UE mais qu'elle n'en fait pas partie.

Les domaines précis d'intervention ont également été discutés. Ils couvrent des thèmes tels que sécurité, développement régional, renforcement du système de santé, protection de l'environnement ou bourses d'études. La collaboration avec des organisations non- gouvernementales est également importante aux yeux des partenaires.

Meilleure publicité

Doris Leuthard a déclaré de son côté que les effets indirects de l'aide suisse seront «bien plus grands que les retombées directes» en Suisse. De bons projets représentent «la meilleure publicité pour notre pays et notre économie», a-t-elle relevé. Ils peuvent aussi faire naître de nouvelles relations d'affaires pour les entreprises suisses.

«Les contrats sont prêts à être signés, a encore déclaré Doris Leuthard à swissinfo. Nous allons discuter les détails, les procédures la manière de gérer les projets. Je suis très optimiste.»

Selon Rimantas Sadzius, le ministre lituanien des finances, la collaboration avec la Suisse n'est pas nouvelle, puisque la Confédération avait, dans les années 90, son programme d'aide à la transition. «Nous avons déjà de l'expérience dans le choix de projets prometteurs», a-t-il déclaré.

Stratégie

Les premiers projets pourront démarrer début 2008, a indiqué Hugo Bruggmann, du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Les entreprises suisses peuvent briguer des mandats, selon les règles d'acquisition publiques.

La contribution suisse à l'élargissement s'inscrit dans la stratégie suisse d'économie extérieure, a de son côté plaidé Jörg A. Reding, également du SECO. Elle donne à la Suisse accès à de nouveaux marchés tout en renforçant la force d'achat sur place.

swissinfo et les agences

Milliard de cohésion

Dix nouveaux Etats avaient rejoint l'UE le 1er mai 2004: Lettonie, Lituanie, Estonie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Malte et Chypre.

Considérant que l'extension du grand marché européen profitait également à la Suisse, Bruxelles avait demandé à Berne de contribuer financièrement à l'élargissement. Le gouvernement suisse avait accepté de débloquer un milliard de francs.

Attaqué par un référendum, ce milliard de cohésion avait été soumis au peuple le 26 novembre 2006. Le projet avait été accepté par 53,4%.

La Suisse doit maintenant déterminer quelle sera sa contribution à l'arrivée de deux nouveaux Etats dans l'UE: la Bulgarie et la Roumanie.

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