Le mouvement des sans-papiers s'étend

Des sans-papiers avaient manifesté le 9 août à Berne. Keystone

Après ceux de Lausanne et Fribourg, les sans-papiers neuchâtelois s'unissent. Le Collectif du canton de Neuchâtel, qui regroupe déjà une bonne dizaine de clandestins, vient de se créer. Il a obtenu le soutien de syndicats et de politiciens de gauche. Et, lui aussi, il envisage l'occupation d'un lieu.

Ce contenu a été publié le 16 août 2001 - 08:24

«Jusqu'ici, les actions se déroulaient à Fribourg, mais les sans-papiers venaient aussi d'Olten, de Neuchâtel, etc. Les autorités cantonales se renvoyaient la balle, lance Achille Renaud, du Syndicat industrie et bâtiment, membre du collectif. Il fallait donc clarifier les choses pour mettre les autorités face à la réalité.»

Le soutien de plusieurs personnalités

Le collectif regroupe une dizaine de clandestins qui viennent d'Afrique, du Kosovo et du Kurdistan. Il a obtenu le soutien de plusieurs personnalités, dont la députée socialiste neuchâteloise Valérie Garbani, son collègue des Verts Patrice Mugny, l'abbé Koch et plusieurs syndicats.

Dans une motion, discutée lundi soir, les sans-papiers du canton de Neuchâtel demandent une régularisation collective. Ils envisagent également d'occuper un lieu tout prochainement pour se faire entendre.

Une grande fête de soutien

«Notre but est de cimenter tous les sans-papiers, poursuit Achille Renaud. Il faut absolument arriver à un mouvement fédératif, le plus large possible, où tous les sans-papiers, les associations, les partis, les sympathisants puissent se reconnaître.»

Le collectif neuchâtelois entend d'ailleurs coordonner son action avec les sans-papiers des autres cantons. Vendredi, il organise une grande fête de soutien à la Maison du Peuple, à La Chaux-de-Fonds, avec la participation des Fribourgeois et des Lausannois. Et un concert du chanteur romand Sarclo.

Alexandra Richard

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