Le pari vietnamien de la Suisse

Le Vietnam compte quelque 77 millions de consommateurs. Keystone Archive

Investir au Vietnam comporte encore beaucoup de risques. Mais, cela n'empêche pas les entreprises helvétiques de tenter l'aventure. Au point de propulser la Suisse au quatrième rang des investisseurs européens.

Ce contenu a été publié le 21 août 2001 - 16:42

Longtemps, les entreprises suisses ont préféré éviter le Vietnam et son marché de 77 millions de consommateurs. Les autorités communistes doivent encore franchir une étape importante en faisant acte de candidature à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Et la bureaucratie vietnamienne est corrompue.

Des rapports de confiance

Mais depuis 1993, la Suisse mène avec le Vietnam un programme de coopération étroit destiné à promouvoir les investissements helvétiques et les exportations de produits vietnamiens.

Ces rapports de confiance établis entre Berne et Hanoi ont encouragé des sociétés suisses à tenter l'aventure vietnamienne.

Holcim Morning Star Cement, une société de ciment avec des capitaux suisses, Nestlé, Sika, Ringier, Novartis et d'autres y ont établi une présence. Assez conséquente avec 532 millions de dollars pour placer la Suisse au quatrième rang des pays européens qui ont le plus consenti d'investissements directs dans ce pays d'Asie du Sud-Est.

La Suisse est l'un des derniers Etats à ne pas avoir cédé, intégralement, à la tentation capitaliste. En dépit du voyage historique, l'an dernier, de l'ancien président américain Bill Clinton à Hanoi.

Depuis 1995, par exemple, Nestlé a investi 40 millions de dollars dans deux usines et un réseau de distribution. Il aide le Vietnam, le deuxième producteur au monde de café, à exporter le quart de ses récoltes. Et à en utiliser une partie pour la fabrication de son café soluble.

Protection des investissements

«Les accords signés par la Suisse et le Vietnam sur la protection des investissements incitent les entreprises suisses à y ouvrir des unités de production. Ce pays est considéré plus stable, sur le plan politique, que l'Indonésie et les Philippines», observe un responsable du groupe alimentaire suisse à Hanoi.

Selon les statistiques locales, l'aide de la Suisse au Vietnam représente 80 millions de dollars depuis 1993. Berne la concentre dans des projets clés comme la transparence et la responsabilité des pratiques commerciales et économiques, le respect du droit et l'égalité des sexes dans la vie sociale et professionnelle.

Georges Baumgartner

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