Le PS dit oui à un «big bang social»

Lors de l'assemblée des délégués, samedi à Winterthour, le Parti socialiste suisse a présenté un véritable catalogue de mesures sociales et économiques. Cela à l'ombre de son nouveau logo.

Ce contenu a été publié le 27 juin 2009 - 17:06

L'abréviation PS et la traditionnelle rose seront désormais accompagnés d'un slogan écrit en bien plus grands caractères et tenant en un seul mot: «oui». «Le PS est le parti du oui. Et c'est désormais sous cette enseigne que nous mèneront nos luttes politiques», a déclaré le président du parti, Christian Levrat.

Lequel constate par ailleurs que la Suisse «a besoin d'un big bang social». La démission de Pascal Couchepin «permet d'envisager l'ouverture d'immenses chantiers sociaux», a-t-il souligné en ouverture de l'assemblée. Il faut explorer «des pistes inédites pour limiter les coûts».

Selon lui, il est temps de remplacer la logique de concurrence entre caisses maladie «un peu suicidaire» par «une régulation étatique», mais aussi de créer une «assurance perte de gain social», qui regrouperait assurance accident, AI, assurance chômage et aide sociale.

Christian Levrat a aussi annoncé cinq projets d'initiatives: introduction d'un salaire minimum, développement des énergies renouvelables, introduction d'un congé parental, création d'un impôt sur les successions finançant les primes d'assurance maladie des enfants, et une retraite flexible grâce à une AVS fondée sur le nombre d'années de cotisation.

Concernant la succession en elle-même du conseiller fédéral Pascal Couchepin, Christian Levrat a usé de l'ironie par rapport à l'énervement médiatique ambiant: «Nous n'allons pas passer l'été à commenter la parade des étalons de toutes les écuries radicales, démocrates-chrétiennes, vertes peut- être», a-t-il déclaré.

De manière plus générale, les délégués du PS réunis à Winterthour s'en sont pris à la crise et à l'ordre économique qui en est à l'origine: pour eux, il s'agit de «fermer le casino», de «réformer et réguler» les marchés financiers.

Pour le PS, il faut notamment revoir à la baisse la taille des établissements financiers et réorganiser les marchés financiers selon les principes du développement durable, interdire les bonus excessifs et restructurer l'autorité de surveillance, actuellement «à la botte des banques»: la Finma devrait être constituée d'experts indépendants et les intérêts des petits épargnants et de la place économique y être représentés.

swissinfo.ch et les agences

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