Le sort des blessés de Gaza suscite des protestations

Réuni en session spéciale vendredi à Genève, le Conseil des droits de l'homme s'est penché sur la situation à Gaza. La non-assistance aux blessés palestiniens y a été tout spécialement dénoncée. La Suisse s'est pour sa part déclarée «consternée».

Ce contenu a été publié le 09 janvier 2009 - 18:04

La Haute commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme Navi Pillay a dénoncé de «très graves violations de droits de l'homme» dans la bande de Gaza et demandé une enquête indépendante sur les violences commises depuis le début de l'offensive israélienne.

Navi Pillay a notamment rappelé que les belligérants étaient tenus, selon la loi internationale, de prodiguer des soins aux blessés, de protéger les ambulances, les hôpitaux et les travailleurs médicaux. Elle a particulièrement mis en cause Israël pour des attaques contre «des structures de l'ONU clairement indiquées où des civils étaient abrités», tuant des dizaines de personnes.

La Suisse a pour sa part exprimé sa consternation que des blessés n'aient pas pu être aidés par les organisations humanitaires. Elle a demandé un accès rapide et sans entraves aux victimes et la fin immédiate des hostilités.

Pour venir en aide aux organisations sur place, Berne a par ailleurs débloqué trois millions de francs supplémentaires en faveur des victimes civiles et va dépêcher une mission d'urgence dans la région. La délégation sera composée d'experts dans les domaines médical, de l'eau potable et de la logistique. Elle devrait arriver sur place dans les prochains jours.

La Suisse est aussi prête à mettre des experts du Corps suisse d'aide humanitaire à la disposition du Programme alimentaire mondial (PAM) pour un soutien logistique.

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