Le tourisme est prêt à redémarrer

Les touristes peuvent à nouveau visiter Lucerne à pied sec. Keystone

L'industrie suisse du tourisme relève la tête une semaine après les inondations, même si quelques sites de prestige sont encore affectés.

Ce contenu a été publié le 29 août 2005 - 21:29

Lundi, les lacs du pays ont vu leur niveau redescendre en dessous de la limite des inondations, tandis qu'à Berne, il ne reste que de la boue dans les rues du quartier de la Matte.

«Les stations suisses ont besoin de clients pour sauver la fin de leur saison d'été et leur saison d'automne», explique à swissinfo Oliver Kerstholt, de Suisse Tourisme.

«Ils devraient venir en Suisse, car de nombreuses zones n'ont pas été touchées. Et celles qui l'ont été, à quelques exceptions près, sont à nouveau à même d'accueillir des visiteurs», poursuit le représentant de l'Office national du tourisme.

Les stations ont bien sûr enregistré des annulations, principalement de clients européens, mais Oliver Kerstholt n'est pas encore en mesure de chiffrer les pertes que ces inondations auront causé au tourisme suisse.

Les lacs ne débordent plus

Dans l'Oberland bernois, le lac de Brienz est désormais en dessous du niveau des crues et le lac de Thoune approche de cette marque. Les bateaux devraient pouvoir à nouveau y naviguer dès mardi.

Les trains circulent à nouveau normalement entre Berne et Interlaken, mais les liaisons ferroviaires entre cette ville et les stations des vallées avoisinantes sont toujours interrompues.

Un service de bus réduit remplace encore les trains d'Interlaken vers Lauterbrunnen et Grindelwald, les voies ayant été coupées par les inondations et les glissements de terrain. Comme les routes ont également été touchées, les voyageurs devront s'armer de patience.

Mais à Grindelwald, comme dans les villages voisins de Wengen et de Mürren, les infrastructures sont intactes et les trains de montagne tournent normalement, tout comme les téléphériques.

A Brienz et dans ses environs, tous les sites touristiques sont ouverts, y compris le musée de plein air du Ballenberg et les gorges de l'Aar et du Rosenlaui. Seul le chemin de fer menant aux chutes de Reichenbach – bien connues des fans de Sherlock Holmes – est encore fermé.

Lucerne les pieds au sec

A Lucerne, la plupart des magasins, des hôtels et des attractions touristiques ont pu rouvrir dès le week-end. La cellule de crise a mis un terme à ses activités.

La station obwaldienne d'Engelberg, par contre, est toujours coupée du monde. Le pont aérien mis en place la semaine dernière est toujours opérationnel, mais ne sert plus qu'à transporter les marchandises indispensables aux habitants restés au village.

Depuis Lucerne, les visiteurs désirant admirer la vue qu'offre le sommet du Mont Pilate devront prendre un bus, le chemin de fer n'ayant pas encore été rétabli.

Depuis lundi 05h00, les poids lourds peuvent de nouveau franchir les postes de douane Italie-Suisse en direction du nord et passer par le tunnel du Gothard. Le transit n'est officiellement autorisé que pour les camions transportant des denrées alimentaires de première nécessité.

Mais dans les faits, les camions qui arrivent du tunnel du Gothard et arrivent dans le canton ne sont pas arrêtés, car cela créerait un gigantesque bouchon, admet la police du canton d'Uri. Le trafic n'en reste pas moins perturbé, une partie de la circulation s'effectuant sur une voie dans les deux sens.

Berne: de la boue mais plus d'eau


En ville de Berne, l'Aar s'écoule en dessous de la limite dangereuse. Dans le quartier très sinistré de la Matte, les travaux de déblaiement se poursuivent. Les habitants ont pu rentrer chez eux, mais les dégâts sont immenses.

Les autorités de la commune ont rejeté la critique selon laquelle la zone a été mise en état d'alerte trop tard. La montée des eaux a surpris même les spécialistes par sa vitesse et sa force et n'était pas prévisible sur la base des événements de 1999. Il s'agit désormais de mettre sur pied un système d'alarme précoce.

Des réflexions sont menées actuellement pour résoudre le problème des bois flottants, notamment avec des barrages filtrants plus longs sur les lacs bernois.

swissinfo, Dale Bechtel et les agences
(traduction et adaptation de l'anglais, Marc-André Miserez)

Faits

Quatre jours de pluies torrentielles (du 19 au 22 octobre) ont causé de sévères inondations en Suisse, principalement dans le canton de Berne et en Suisse centrale.
La Chaîne du Bonheur a ouvert un compte et organisera mercredi 31 août une journée de collecte nationale en faveur des victimes des intempéries.
Les dons peuvent être adressés au compte de chèque postal 10-15000-6, mention «Intempéries en Suisse».

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article