Les altermondialistes crient à la supercherie

Plusieurs ONG affirment que le sommet d'Evian n'a servi à rien d'autre qu'à réaffirmé une «rhétorique néo-libérale».

Ce contenu a été publié le 03 juin 2003 - 17:04

Selon ces organisations, le dialogue élargi avec les pays africains et émergents n'a été qu'une supercherie.

Pour ces associations (Agir ici, Amis de la Terre, Attac, CADTM, CCFD, CRID, 4D et Greenpeace), les dirigeants du G8, tout en reconnaissant la crise traversée par le système actuel, ont réaffirmé leur «rhétorique néo-libérale».

Ce faisant, «ils ont refusé de reconnaître que les politiques qu'ils préconisent sont en fait les causes mêmes de ce désordre mondial», ont affirmé mardi les ONG.

Aucun engagement concret

Le dialogue élargi de dimanche au sein du G21 «n'a été qu'une supercherie où les pays les plus riches se réservent le droit de choisir leurs invités».

Les ONG dénoncent l'incapacité des pays du G8 à prendre des engagements concrets sur un certain nombre de sujets essentiels: lutte contre le sida, accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres, allégement de la dette du tiers monde, commerce, paradis fiscaux, responsabilité des entreprises.

«Les conclusions du sommet d'Evian nous confortent dans notre exigence de dissolution du G8 et notre appel à la mise en place d'une architecture internationale recentrée sur le droit et un système des Nations unies rénové et renforcé au service de la paix, de l'équité et de la protection de l'environnement», affirme en conclusion le communiqué.

swissinfo et les agences

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