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Les caisses de pension suisses souffrent moins

Les limitations d'investissement sur les marchés d'action faites aux caisses helvétiques ont porté leurs fruits.

Le contrôle et le suivi permanent des politiques d'investissement et des gestionnaires doivent être améliorés.

Le rendement moyen des titres des caisses de pension suisses s'est inscrit à - 10,3% l´an passé, selon la société de conseil Watson Wyatt Worldwide. Clairement négatif, ce taux est toutefois meilleur que celui des institutions de prévoyance étrangères.

En Grande-Bretagne, par exemple, les caisses de pension affichent un rendement moyen de - 18,1% sur les titres, précise la société de conseil qui a effectué cette comparaison de performance pour le compte de l´Association suisse des institutions de prévoyance (ASIP).

Principale explication: les caisses suisses détiennent une proportion d'actions moindre que leurs homologues étrangères. Leur exposition aux aléas boursiers est donc mécaniquement plus restreinte.

Davantage d'obligations

Dans le détail, l'an dernier, la part d'actions suisses a diminué d'environ 4% dans le portefeuille des institutions de prévoyances helvétiques. Dans le même temps, celle des obligations a augmenté de 4%.

Les caisses ont, en revanche, gardé une proportion stable d'actions étrangères, ce qui signifie en fait qu'elles en ont acheté, puisque ces titres ont évolué négativement.

L'indice MSCI World a plongé de 33,3% l´an dernier, note Watson Wyatt. Le cabinet de conseil tire ces résultats de l'analyse de données de plus de 600 mandats de gestion d'actifs, d'une valeur totale de 75 milliards de francs.

Pour rappel, selon diverses estimations, la fortune totale des quelque 1100 institutions de prévoyance autonomes du pays dépassait les 500 milliards de francs en 2002.

Gros écarts de gestion

Sur la base de son enquête, Watson Wyatt relève encore que l'écart s'est creusé entre les institutions. La différence de rendement entre les 5% des caisses les mieux gérées et les 5% les plus mal gérées s'est élevée à 17% l'an dernier, contre 12,8% en 2001.

«Cette dispersion souligne l'importance d'un contrôle et d'un suivi permanent des gestionnaires et de la politique d'investissement», remarque le cabinet.

A noter enfin que son étude ne porte que sur le rendement des titres: le rendement total serait meilleur si les investissements directs en immobilier étaient pris en compte.

swissinfo et les agences

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