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Les CFF avaient sous-estimé les risques

Benedikt Weibel l'admet: les CFF n'avaient jamas imaginé une panne générale.

(Keystone Archive)

Les patrons des Chemins de fer fédéraux l'admettent dans la presse dominicale: ils n'ont pas suffisamment tenu compte du risque de panne générale.

Le directeur général Benedikt Weibel et le chef de l’infrastructure Hansjörg Hess promettent des mesures pour éviter qu’une telle débâcle ne se reproduise.

«Il faut revoir entièrement notre copie», expliqe Benedikt Weibel dans le SonntagsBlick. «Nous avons accordé trop peu d'attention à la gestion des risques», admet de son côté Hansjörg Hess dans la SonntagsZeitung.

Les deux responsables n'auront donc pas tardé à faire leur autocritique après la panne. «Il est légitime de se demander si la panne de courant aurait pu être contenue au niveau régional, et nous nous poserons cette question, explique Benedikt Weibel.

Hansjörg Hess met aussi le doigt sur une interrogation qui demeure après le problème de mercredi. Au moment de la panne en effet, personne n'était présent dans la station électrique de Zurich-Seebach. En conséquence, tout le réseau a été contaminé.

Benedikt Weibel n'entend pas quant à lui tirer de conséquences personnelles de cette panne, qui soit dit en passant l’a vu lui aussi bloqué dans un train mercredi soir. Ce n'est pas son style de faire rouler des têtes, explique-t-il. «Si quelqu'un doit partir, ce serait moi». Mais pour l'heure sa démission n'est pas d'actualité, affirme-t-il.

Des millions de dédommagements


Jusqu'à samedi, un millier de personnes ont fait parvenir des demandes d'indemnisation aux CFF pour des courses en taxi ou des nuits passées à l'hôtel. Environ 6000 personnes ont appelé la hotline, qui était en service jusqu'à vendredi. Les CFF s'attendent à devoir payer au total trois millions de francs pour des dédommagements.

Une somme qui viendra s’ajouter au montant des «Sorry-Checks» distribués mercredi soir aux voyageurs en rade. D’une valeur de 10 francs (seconde classe) ou de 15 francs (première classe), ces bons sont à faire valoir dans les voitures bar ou restaurant des CFF. Près de 200'000 d’entre eux ont été écoulés, pour une valeur qui frise elle aussi les trois millions.

swissinfo et les agences

En bref

- Mercredi soir un court-circuit en Suisse centrale paralyse tout le réseau des CFF. C’est «la panne du siècle»: pendant plusieurs heures, les trains restent en rade. Quelque 200’000 voyageurs sont touchés.

- Jeudi soir, la foudre tombée près d’une usine électrique valaisanne paralyse les trains en Valais et sur l'arc lémanique, causant des retards de près d'une heure.

- Vendredi soir, la foudre tombée sur des installations des CFF dans les cantons de Vaud et de Fribourg les oblige à détourner un TGV au départ de Lausanne. Un Intercity Genève-Zurich arrive avec une cinquantaine de minutes de retard.

- Samedi matin enfin, un élément électrique de la ligne de contact prend feu près de Zurich. Le trafic en direction du Gothard et de Coire est perturbé durant près d'une heure et demie.

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