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Les comptes suisses de la famille Pasqua

Charles Pasqua est soupçonné d’avoir perçu de l’argent du marchand d’armes Pierre Falcone. Keystone Archive

Le vaste coup de filet lancé par le juge genevois Daniel Devaud, dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, continue de ramener des prises. Après le préfet Jean-Charles Marchiani, bras droit de l'ancien ministre Charles Pasqua, voici les comptes du fils Pasqua, prénommé Pierre.

Ce contenu a été publié le 15 août 2001 - 18:04

En mai dernier, Charles Pasqua, ancien ministre français de l'Intérieur, et fondateur du Rassemblement pour la France (RPF), était mis en examen (inculpé) à Paris pour «recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence». Il est soupçonné d'avoir perçu de l'argent du marchand d'armes Pierre Falcone.

Des liens étroits

A Genève, le juge Daniel Devaud, en charge de cette vente d'armes vers l'Angola, pays en guerre, portant sur plus de 600 millions de dollars, a demandé aux banques de lui signaler si neuf personnes, dont Charles et Pierre Pasqua, Jean-Charles Marchiani, ou encore Etienne Léandri, deux intimes de l'ancien ministre français, possédaient des comptes en Suisse.

Rapidement, la justice suisse découvre des liens étroits entre les comptes de l'ancien préfet Jean-Charles Marchiani et ceux du marchand d'armes, portant sur des millions de francs et de dollars.

Pierre Pasqua, 52 ans, le fils unique de Charles Pasqua, semblait également apprécier le secret bancaire helvétique. Il possédait jusqu'en 1997 des comptes à Genève qui ont vu transiter autour de 3,5 millions de francs.

Cheville ouvrière des réseaux de son père

La justice ne reproche pour l'instant rien à cet ancien agent immobilier, devenu l'une des chevilles ouvrières des réseaux de son père, notamment en Afrique.

Pierre Pasqua, qui n'a jamais donné d'interview, serait, selon certaines sources, en Tunisie. Olivier Drouin, journaliste au mensuel Capital, qui a consacré un dossier très fouillé au «système Pasqua» en juillet, n'est pas parvenu à le rencontrer.

Ancien administrateur de Moncey Investissements, une société spécialisée dans le commerce de matériels de guerre, Pierre Pasqua était un intime d'Etienne Léandri, un proche de son père, décédé en 1995. Ce dernier possédait également des comptes à Genève où ont transité 5 millions de francs.

Ces comptes, ouverts à l'agence genevoise IBZ Investment Bank, ne manquent pas d'intriguer les enquêteurs. Ils ont, en effet, longtemps survécu à leur propriétaire.

Ian Hamel

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