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Les dirigeants du Nord aux abonnés absents

Kofi Annan a loué le caractère unique du Sommet.

(Keystone)

Les représentants de plus de 170 Etats ont assisté mercredi à l’ouverture du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).

Mais, à l’exception du Suisse Pascal Couchepin et du Français Jean-Pierre Raffarin, les dirigeants du Nord ont boudé Genève.

Une cinquantaine de présidents et de Premiers ministres prennent part au SMSI qui se tient jusqu’à vendredi, à Genève, sur les bords du Léman.

Tous, ou presque, dirigent des pays du Sud, à l’instar du Sénégalais Abdoulaye Wade, de l’Egyptien Hosni Moubarak, de l’Iranien Mohamad Khatami ou du Nigerian Olusegun Obansanjo.

Quelques personnalités sulfureuses sont également de la partie. Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a pu se rendre à Genève. Et cela, malgré l’interdiction de voyager décrétée par les Etats-Unis et l’Union européenne à son encontre.

La Suisse - qui s’est associée à ces sanctions internationales - lui a malgré tout accordé un visa d’entrée.

«C'est l'ONU qui invite, pas la Suisse», se justifie Alessandro Delprete, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères»

Et de poursuivre: «En tant que pays hôte, la Suisse est dans l'obligation de se conformer aux règles de l'ONU».

La Tunisie épinglée

Mais c’est la venue à Genève du président tunisien qui a soulevé le plus de critiques. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme accusent Zine El Abidine Ben Ali et son régime de bafouer systématiquement la liberté d’expression.

«C'est une honte», tonne le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF).

«La Tunisie fait partie des vingt pays dans lesquels il y a le moins de liberté d'expression, dénonce encore Robert Ménard. Et c'est ce pays qu'on a retenu pour la deuxième partie du SMSI en 2005.»

Là aussi, la Suisse est contrainte de s’incliner devant les règles en vigueur dans le système onusien.

Et Roberto Rivola de rappeler: «C’est l’Assemblée générale de l’ONU et l’Union internationale des télécommunications (UIT) qui ont retenu la candidature de la Tunisie».

«Ce qui compte pour la Suisse, poursuit le porte-parole de l’Office fédéral de la communication, c’est le grand nombre d’Etats qui participent au Sommet et le consensus obtenu sur la déclaration finale et le plan d’action.»

La Suisse est satisfaite

En ouverture du Sommet, Pascal Couchepin a souligné le caractère inédit de la réunion genevoise.

«Pour la première fois dans le cadre d’un sommet, a souligné le président de la Confédération, les Nations unies ont ouvert le dialogue aux membres des ONG et au secteur privé.»

De son côté, le secrétaire général des Nations unies a enchaîné sur la même longueur d’onde. «Ce sommet est unique en son genre», s’est félicité Kofi Annan.

Et le patron de l’ONU de conclure: «Contrairement à la plupart des conférences mondiales, ce sommet n’est pas consacré aux menaces qui pèsent sur la planète, mais aux moyens de mieux tirer parti du nouvel atout mondial que constituent les technologies de l’information et de la communication».

swissinfo, Frédéric Burnand, Genève

En bref

- 174 Etats sont présents au Sommet mondial de l’info.

- 46 organisations internationales, 663 ONG et 111 entreprises y sont représentées.

- Environ 14'000 participants sont ainsi réunis à Genève, dont près de 1000 journalistes.

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