Les escrocs en ligne risquent désormais une cyber dénonciation

www.econsumer.gov

Depuis avril, les consommateurs suisses escroqués en ligne depuis l'étranger peuvent se plaindre sur l'Internet. Leurs doléances sont recueillies par le Réseau international de contrôle de la commercialisation (RICC). Un premier bilan a été dressé vendredi.

Ce contenu a été publié le 14 septembre 2001 - 18:22

Cette opération nommée «econsumer.gov» a été mise sur pied par 13 pays membres du RICC, un organisme dont la Suisse assume la présidence annuelle depuis le 1er septembre. Les premiers résultats chiffrés du projet ont été présentés à Berne à l'occasion de la première réunion semestrielle du RICC en Suisse, les 13 et 14 septembre.

Une base de données

Les consommateurs escroqués en ligne peuvent déposer une plainte sur le site de «econsumer.gov». Ils indiquent dans un formulaire électronique les fraudes ou les pratiques commerciales déloyales dont ils ont été victimes et les coordonnées de la société responsable.

Les 13 pays qui ont lancé cette expérience sont l'Australie, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède, la Hongrie, les Etats-Unis et la Suisse. Les clients lésés peuvent communiquer leurs plaintes en français, en anglais, en espagnol et, depuis peu, en allemand.

Ces données sont stockées dans Consumer Sentinel, une base de données sur les plaintes de consommateurs tenue par la Federal Trade Commission des Etats-Unis. Cette banque de données n'est accessible qu'aux autorités des pays participant au projet.

Aucune plainte de Suisse

En quatre mois d'existence, 439 plaintes ont été déposées pour un montant global de 360 000 dollars. La plupart proviennent des Etats-Unis (261). Pour l'heure, aucune plainte provenant de Suisse n'a été enregistrée.

Les sociétés dénoncées pour leurs pratiques se trouvent le plus souvent situées aux Etats-Unis (115), en Roumanie (43) et au Canada (42). Aucune société ayant la Suisse pour siège n'a encore été dénoncée.

Dans la plupart des cas, les plaintes ont concerné des problèmes lors de payement par cartes de crédit (34%) et la vente de matériel informatique (21%). Ce deuxième domaine vient toutefois en tête de liste des pertes financières occasionnées (40% du total des pertes).

Les grandes tendances de l'escroquerie

Avec cette banque de données, les pays participant au projet peuvent mieux cerner quelles sont les grandes tendances de l'escroquerie en ligne et, par conséquent, de mieux en informer les consommateurs. Et si de nombreuses plaintes concernent la même société, les autorités nationales compétentes peuvent ouvrir une enquête.

«econsumer.gov» fournit également des conseils pour acheter en toute sécurité sur l'Internet ainsi que des informations sur la protection des consommateurs dans chaque pays et les autorités nationales compétentes. En Suisse, il fournit ainsi l'adresse du Secrétariat d'Etat à l'économie (seco).

Le RICC a été fondé à Copenhague en 1991 par 20 pays de l'OCDE, dont la Suisse. Il réunit aujourd'hui 29 pays.

Olivier Pauchard

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article