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Les grandes ambitions de la place financière suisse

La Paradeplatz de Zurich, symbole de la place financière suisse.

(Ex-press)

La place financière suisse veut se hisser parmi les trois premières mondiales. Ses principaux représentants ont dévoilé jeudi leur stratégie commune pour y parvenir.

En cas de succès, la Suisse pourrait y gagner entre 40'000 et 80'000 nouvelles places de travail et de 11 à 17 milliards de francs de recettes fiscales supplémentaires.

Sous le titre général de «Masterplan», l'Association suisse des banquiers (ASB), l'Association suisse d'assurances (ASA), la Swiss Funds Association (SFA) et les trois groupes SWX, SIS et Telekurs, qui s'apprêtent à fusionner dans la future infrastructure de la place financière ont élaboré un catalogue de mesures concrètes, d'ordre fiscal, réglementaire et institutionnel.

Les objectifs sont ambitieux, mais ne pourront être atteints que «si la stratégie préconisée est appliquée avec succès et sous réserve de l'évolution économique», précisent les auteurs du document. Lesquels entendent maintenant soumettre leurs propositions au débat politique

Fiscalité attrayante

Au nombre de ces propositions figure la mise en place d'un système de recherche et de formation de pointe dans le domaine financier, déjà engagé avec des initiatives comme le Swiss Finance Institute ou l'Institut d'économie de l'assurance de l'Université de St-Gall.

Les acteurs de la place financière souhaitent également une réglementation et une surveillance efficaces et axées sur le marché et la collaboration de l'industrie, des autorités et du monde politique dans les domaines de la réglementation, de la surveillance et de la fiscalité.

La fiscalité qui bien sûr doit rester attrayante à l'échelle internationale, notamment dans les secteurs en croissance, comme les placements alternatifs. Le monde de la finance rappelle au passage qu'il est pour la suppression progressive du droit de timbre.

Enfin, la place financière suisse veut une infrastructure de pointe, en termes de qualité, de rentabilité et d'innovation.

De la deuxième à la sixième place

Aujourd'hui, la place financière suisse occupe le sixième rang mondial en termes de croissance, alors qu'elle était deuxième dans les années 80.

Mais même ce sixième rang n'est pas garanti à terme. La concurrence internationale entre places financières va croissant et, de régionale ou nationale, elle est devenue mondiale.

Comme le rappellent ses ténors, le secteur financier contribue au produit intérieur brut (PIB) à hauteur de près de 15% et aux recettes fiscales à hauteur de 16%. Il représente quelque 200'000 emplois, soit 5% de la main-d'oeuvre helvétique.

Pour atteindre l'objectif fixé, la contribution de la place financière au PIB devrait afficher une croissance nominale d'au moins 7 à 9% d'ici à 2015. Une telle croissance correspond à celle des places de Londres ou de New York.

swissinfo et les agences

En bref

L'expression place financière désigne un lieu qui offre un grand nombre de services financiers de toute nature.

Pour rester compétitive face à ses concurrentes, la place financière suisse tente de conserver la protection de la confidentialité et d'empêcher les abus.

La part estimée du secteur financier dans le produit intérieur brut (PIB) est aujourd'hui proche de 15%. 5% des actifs travaillent dans ce secteur, soit quelque 200'000 personnes.

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Pas de pause

Contrairement à sa consœur européenne en lien avec la crise du crédit hypothécaire aux Etats-Unis, la Banque nationale suisse (BNS) renonce jeudi à la stabilité et donne un nouveau tour de vis à sa politique monétaire.

Elle relève d'un quart de point la marge de fluctuation de son taux de référence, le Libor à trois mois, pour la porter à 2,25%-3,25%, avec pour objectif le milieu de fourchette (2,75%).

Sur le marché, le Libor a déjà atteint les 2,9% et la majorité des économistes attendaient une pause dans le resserrement de la politique monétaire en Suisse.

Le terme de Libor est l'abréviation de «London Interbank Offered Rate». Il s'agit d'une moyenne des taux d'intérêt interbancaires pratiqués par différentes banques et communiquée quotidiennement par la Bristish Bankers Association de Londres. Il est utilisé comme taux de référence pour les contrats hypothécaire notamment.

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