Les marchés aériens doivent s'ouvrir davantage

Pieter Bouw, président du conseil d'administration de Swiss. Keystone Archive

Pour le Néerlandais Pieter Bouw, président du conseil d'administration de Swiss, la question de la nationalité d'une compagnie aérienne perd de son importance.

Ce contenu a été publié le 19 avril 2003 - 13:23

Par ailleurs, il estime que la société n'a pour l'heure pas de problèmes de liquidités.

«La nationalité d'une compagnie n'aura plus autant de poids à l'avenir», a déclaré Pieter Bouw dans une interview publiée samedi par le journal économique alémanique «Finanz und Wirtschaft».

Il y a une semaine, des rumeurs de reprise de Swiss par Lufthansa, aussitôt démenties, avaient fait l'objet de spéculations dans les médias.

Selon M. Bouw, les marchés doivent s'ouvrir davantage. Et des participations par-delà les frontières devraient être plus facilement réalisables.

Lutte de coûts



Le grand patron de Swiss entend par ailleurs continuer à appliquer à la compagnie des recettes éprouvées pour baisser les coûts et augmenter les recettes.

En ce qui concerne les coûts fixes, des négociations se poursuivent notamment avec Unique, l'aéroport de Zurich-Kloten et Skyguide qui gère la surveillance aérienne.

Swiss n'a pour l'heure pas de problèmes de liquidités, soutient encore le Néerlandais dans cet interview.

Selon lui, la perte au 1er trimestre 2003 est inférieure aux quelque 300 millions de francs évoqués jusqu'ici. «Et le résultat des mois d'été sera sensiblement meilleur», prédit-il.

La question de savoir combien de temps encore Swiss pourra poursuivre ses activités aériennes dépend en premier chef de sa capacité à réduire ses coûts, a-t-il encore répété.

Il n'est pas prévu pour l'instant de toucher aux salaires, mais, a-t-il averti, si cela s'avère nécessaire, Swiss pourrait décider de réduire encore ses capacités.

swissinfo et les agences

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