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Les organisations de consommateurs veulent plus de moyens

De plus en plus difficile de savoir d'où viennent les produits qui composent le panier de la ménagère.

(Keystone Archive)

La défense des consommateurs est inscrite depuis vingt ans dans la constitution fédérale. L'occasion pour les organisations de consommateurs de rappeler l'importance croissante prise par cette question. Surtout, ils réclament plus de moyens pour répondre aux défis actuels.

Dans la jungle du marché libre - toujours plus complexe - le consommateur a de plus en plus besoin d'un appui pour faire ses choix. C'est, en substance, ce qu'a constaté, mercredi, le ministre de l'économie, à l'occasion de cet anniversaire.

Mais Pascal Couchepin a aussitôt ajouté que pour être crédibles, les organisations de défense des consommateurs ne devaient pas être trop dépendantes financièrement de l'Etat.

Le ministre de l'économie a néanmoins tenu à rappeler que les subsides fédéraux versés aux quatre organisations de consommateurs existantes avaient augmenté de 100 000 francs l'année dernière pour atteindre la somme de 520 000 francs par année.

Un montant jugé insuffisant par Alexander Brunner, vice-président de la Commission fédérale de la consommation, précisant que, proportionnellement, le gouvernement allemand accorde un soutien six fois plus élevé.

De son coté, la parlementaire Simonetta Sommaruga, présidente de la Fondation pour la protection des consommateurs, a déclaré à l'ATS que le Département de Pascal Couchepin devrait davantage se préoccuper des intérêts des consommateurs et moins de ceux de l'économie.

Un point de vue que partage Françoise Michel, rédactrice en chef de «J'achète mieux», la revue de la Fédération romande des consommateurs qui constate : «ces dernières années, l'adaptation de la législation suisse au droit européen a permis d'exaucer beaucoup de nos revendications».

«Mais, souligne Françoise Michel, les problèmes soulevés par la consommation évoluent tous les jours. Beaucoup de travail reste donc à faire en matière de lutte contre les abus et dans la défense individuelle des consommateurs».

Thierry Pellet, de la Déclaration de Berne, relève de son coté : «Mondialisation aidant, l'origine des produits et leur composition sont de plus en plus difficiles à établir. Il est donc particulièrement ardu, aujourd'hui de conjuguer transparence, libre choix et principe de précaution».

Face à ces nouveaux défis, les organisations de consommateurs jouent résolument la coopération, tant au niveau national qu'international, comme le précise Françoise Michel : «Nous travaillons en réseau et cela nous permet d'échanger un grand nombre d'informations, de nous répartir les tâches et de relayer des actions élaborées par d'autres organisations».

«Les campagnes internationales ne suffisent pas, remarque de son coté Thierry Pellet, le combat au niveau national reste nécessaire. Car les décisions prises dans des organisations comme l'OMC sont le fait de gouvernements nationaux».

Frédéric Burnand


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