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Les présidents de partis à la barre

(swissinfo.ch)

A un peu plus de quatre semaines des élections, trois des cinq présidents des grands partis sont déjà passés sur le grill du tchat avec les lecteurs de swissinfo.

Les questions portent évidemment sur les thèmes chauds de la campagne, mais également sur l'engagement des partis envers la Cinquième Suisse.

Dans cette phase particulièrement chaude de la campagne électorale, swissinfo offre aux Suisses de l'étranger - et aussi bien sûr à ceux qui résident au pays - l'occasion de dialoguer avec les présidents des quatre partis gouvernementaux et des Verts.

Ceci afin de jeter des ponts entre la Cinquième Suisse et les stratèges politiques des grandes formations.

Jusqu'ici, Fulvio Pelli, du Parti radical-démocratique (PRD, droite), Ueli Maurer de l'Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) et Christophe Darbellay, du Parti démocrate-chrétien (PDC/ centre droit) se sont prêtés à ce jeu particulier, qui consiste à répondre rapidement et brièvement à des questions elles aussi rapides et brèves.

Dans les prochains jours, swissinfo ouvrira encore ses lignes à Hans-Jürg Fehr, président du Parti socialiste et à Ruth Genner, présidente des Verts. Et pour ceux qui n'étaient pas là à l'heure dite, les transcriptions intégrales des séances de Chat sont disponibles sur le Blog de swissinfo. En voici les morceaux choisis.

Zottel et les moutons

«Dans le jeu en ligne 'Zottel sauve la Suisse' (sur le site de l'UDC), on peut gagner des points en 'shootant' des juges ou en écrasant des gens sur l'autoroute...», relève un internaute, qui trouve la chose «bizarre» venant du parti du ministre de Justice et Police.

Rien de bizarre pour Ueli Maurer, qui explique que ce jeu «montre comment on peut obtenir un passeport suisse».

Les questions au président de l'UDC n'ont évidemment pas manqué sur l'affiche où trois moutons blancs expulsent un mouton noir, jugée raciste par certains. Ueli Maurer, lui, n'y voit rien de mal, car «le mouton noir représente un étranger criminel, et pas un étranger en soi».

Un avis que ne partage pas le président du PDC. «J'espère que les gens finiront par voir que les partis qui produisent le plus de décibels ont des bilans misérables», assène Christophe Darbellay, qui souhaite «un peu plus de respect et un peu plus de style» dans cette campagne.

Le peuple et les étrangers

Autre question lors de ce Chat à l'intention du président de l'UDC: qu'entend son parti par «peuple suisse»? «Tous ceux qui se sentent interpelés par notre parti», répond Ueli Maurer.

Un autre «chatteur» craint que les positions de l'UDC face aux étrangers et à l'Islam ne compliquent la vie des Suisses vivant à l'étranger. Car jamais l'image de la Suisse n'est apparue aussi négative à l'extérieur.

«Cela soulage les étrangers non criminels dans notre pays car enfin, ils ne sont plus mis dans le même sac que les autres», répond Ueli Maurer.

La réélection de Christoph Blocher

L'actuelle campagne électorale est monopolisée par l'UDC et sa théorie d'un complot qui viserait à empêcher la réélection de l'un de ses deux ministres - Christoph Blocher - au gouvernement le 12 décembre prochain.

Ueli Maurer menace. Dans ce cas, «le parti passera dans l'opposition et renoncera à sa participation au gouvernement». Mais cela, à court terme seulement. Car «à long terme, nous appartenons au gouvernement, avec la responsabilité qui va avec.»

Fulvio Pelli reprend aussi ce thème. «Le gouvernement suisse est basé sur le principe de la concordance. En tant que parti le plus fort, l'UDC a deux sièges au gouvernement et propose aussi Monsieur Blocher. Pour quelle raison devrions-nous accepter les propositions des socialistes et des démocrates-chrétiens et pas celles de l'UDC?»

Pour les Suisses de l'étranger

Chacun des trois présidents de parti s'est également vu poser la question suivante: que fait votre parti pour les Suisses de l'étranger?

Fulvio Pelli: «Pour les élections de cette année, nous avons plusieurs listes portant des candidats de l'étranger. Si le vote électronique était introduit, il serait plus facile d'obtenir une meilleure représentation des Suisses de l'étranger et une participation supérieure aux élections hors des frontières.»

Ueli Maurer: «28 Suisses de l'étranger de 22 pays sont candidats sur les listes de l'UDC dans trois cantons».

Christophe Darbellay: «Nous faisons en sorte que la Suisse reste un pays ouvert et sûr. Et aussi que swissinfo continue de travailler afin de permettre aux Suisses de l'étranger d'avoir accès aux informations concernant leur patrie».

swissinfo

Trois profils

Conseiller national de l'Oberland zurichois, Ueli Maurer est président de l'Union démocratique du centre depuis 1996. Il représente son parti au conseil national depuis 1991, où il siège au sein de la Commission des finances. Ueli Maurer est né le 1er décembre 1950. Il est marié et père de six enfants. Sur le plan professionnel, il dirige l'Union des paysans zurichois.

Fulvio Pelli est né le 26 janvier 1951 à Lugano. Il est marié et père de trois filles. Profession: avocat et notaire, propriétaire d'une étude d'avocats-notaires. Depuis 1995, il siège au conseil national. Il a été élu à la présidence du Parti radical-démocratique suisse en mars 2005.

Né en 1971 à Martigny, en Valais, Christophe Darbellay est conseiller national sous les couleurs du parti démocrate-chrétien (PDC) depuis 2003. Il est devenu président du PDC suisse en 2006. Ingénieur agricole de formation, Christophe Darbellay a été vice-directeur de l'Office fédéral de l'agriculture entre 2000 et 2004. Depuis lors, il travaille comme directeur de la Société des vétérinaires suisses.

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