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Les Suisses boivent toujours moins de vin

"Santé !", un geste qui deviendra bientôt rare?

(Keystone)

En 2006, il s'est vendu en Suisse 270 millions de litres de vin, soit 2,5% de moins que l'année précédente. Le recul est plus marqué pour les crus indigènes que pour les étrangers.

La diminution du taux d'alcoolémie toléré au volant explique en partie cette baisse, mais la tendance à boire moins de vin est un phénomène que l'on observe un peu partout.

Selon les chiffres publiés jeudi par l'Office fédéral de l'agriculture, il s'est vendu en 2006 en Suisse 50,9 millions de litres de blanc indigène, 51,9 millions de litres de rouge indigène et 168 millions de litres de vin étranger.

Par rapport à 2005, ces quantités représentent une baisse de 6,6 millions de litres, ou 2,5%.

Christophe Venetz, responsable du marketing de l'Interprofession valaisanne de la vigne et du vin, y voit d'abord un effet la baisse du taux d'alcoolémie toléré au volant, qui est passé l'année dernière de 0,8 à 0,5 pour mille.

«Le consommateur boit moins loin du domicile, explique-t-il à swissinfo. D'ailleurs, pour contrer cette mesure, des restaurateurs ont eu l'intelligence d'offrir du vin au verre».

«Mais c'est aussi un phénomène mondial, poursuit Christophe Venetz. Ce n'est pas seulement en Suisse que la consommation de vin est en recul. On le constate dans tous les pays traditionnellement consommateurs».

L'étranger est moins cher au restaurant

Dans le détail, on note que le recul des ventes touche davantage les vins suisses (-4%) que les crus étrangers (-1,6%).

«J'ai l'impression que la consommation de vins suisses à domicile est restée au même niveau, nuance Christophe Venetz. Par contre, on remarque un recul très fort des vins indigènes dans la gastronomie. Et c'est simplement une question de prix».

«On ne peut pas lutter, ils ont des frais de production incomparables aux nôtres, explique le Valaisan. En Argentine vous avez des domaines grands comme le canton du Valais, et 200 personnes suffisent à les exploiter. Alors qu'ici, nous avons 22'000 propriétaires de vignes et plus de 500 producteurs de vin».

La qualité d'abord

Malgré cela, les professionnels suisses de la vigne et du vin ne souffrent pas encore trop de ce tassement des ventes. «En Valais, dans les deux ou trois dernières années, le revenu des producteurs n'a pas baissé. En 2005 il a même légèrement augmenté», note Christophe Venetz.

Les vignerons suisses misent en effet résolument sur la qualité, une qualité dont le consommateur est prêt à payer le prix.

D'ailleurs, selon Christophe Venetz, les vins suisses de haut de gamme restent tout a fait abordables. «En Valais une bouteille dépasse rarement les 25 francs au départ de la cave, explique-t-il. Alors qu'en Bourgogne ou en Italie il est difficile de trouver des vins de cette qualité à ce prix».

swissinfo et les agences

Les principales régions viticoles de Suisse

C'est en Valais que l'on trouve les plus grandes surfaces de vigne, avec 5'136 hectares.

Le canton de Vaud vient en deuxième position, avec 3'851 hectares, et Genève en troisième, avec 1'288 hectares.

Suivent le Tessin (1'036 hectares), Zurich (619), Neuchâtel (596) et Schaffhouse (472).

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Les vins importés

Parmi les vins étrangers, ce sont les italiens et les français qui restent les préférés des Suisses. En 2006, leurs ventes ont dépassé respectivement les 60 millions et les 50 millions de litres.

Les vins espagnols arrivent en troisième position, avec 30 millions de litres.

Les vins des Etats-Unis viennent ensuite, avec 5 millions de litres, devant ceux du Portugal, d'Australie, d'Allemagne, du Chili et d'Afrique du Sud.

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