Libye: Jean Ziegler, l'homme de la situation?

Charles Poncet, l'avocat genevois qui défend la Libye dans le cadre de l'affaire Mouammar Kadhafi, le fils du dictateur arrêté l'an dernier à Genève, a estimé vendredi que la crise aurait être pu être résolue si la Confédération avait fait appel à Jean Ziegler. Une affirmation que conteste le sociologue genevois.

Ce contenu a été publié le 14 août 2009 - 18:11

«Je le dis objectivement, la diplomatie suisse n'a vraiment pas joué le rôle qu'on pouvait attendre d'elle», a affirmé Charles Poncet sur les ondes de la radio romande. Il y a environ trois semaines, la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey avait estimé que la Suisse était à «deux millimètres» de résoudre la crise avec Tripoli, alors que deux ressortissants suisses sont toujours assignés à résidence dans la capitale libyenne.

Pour Charles Poncet pourtant, «cette crise n'a fait que s'aggraver, alors qu'avec un petit peu de doigté, ça aurait pu se résoudre bien avant». Pour le défenseur des intérêts libyens, la solution a un nom: Jean Ziegler, sociologue suisse et ami du numéro un libyen Mouammar Kadhafi. «C'est quelqu'un qui connaît ce chef d'Etat depuis 35-40 ans, qui lui est proche, qui a des liens d'amitié de longue date avec lui», a-t-il déclaré.

Mais Jean Ziegler, toujours sur les ondes de radio romande, a rétorqué qu'il n'était pas l'homme de la situation pour débloquer la crise, louant au passage le travail accompli par la ministre des Affaires étrangères. Le Genevois, tout en réfutant «tout lien d'amitié ou de complicité» avec le leader libyen, a affirmé «être régulièrement reçu par le colonel Kadhafi en tant que sociologue». Il s'envolera le 1er septembre pour Tripoli, dans le cadre des 40 ans de la prise de pouvoir du leader libyen.

swissinfo.ch et les agences

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