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LPP: le gouvernement baisse le taux d'intérêt.

Avec la baisse du taux d'intérêt du 2e pilier, quel avenir pour le capital viellesse? Keystone Archive

Le taux d'intérêt minimal sur les avoirs du 2e pilier passera de 4 à 3,25% en janvier 2003. La décision prise mercredi par le Conseil fédéral ne fait pas l'unanimité.

Ce contenu a été publié le 24 octobre 2002 - 10:07

La gauche critique. Les partis bourgeois approuvent. Et les assureurs sont déçus.

Ainsi, les appels des syndicats au statu quo et ceux des assureurs pour une baisse plus importante ont été vains.
Le Conseil fédéral, qui avait voulu réduire le taux d'intérêt minimal à 3 % dans un premier temps, a décidé de s'en tenir à 3,25 %.

Par cette décision, il compte ainsi rétablir la confiance des assurés dans la LPP, qui a été ébranlée par les turbulences de cet été, a déclaré la ministre de l'intérieur Ruth Dreifuss .

Pour le gouvernement, le principal critère est la sécurité des placements face à la situation tendue de certains assureurs. Le nouveau taux se fonde donc sur le rendement des obligations de la Confédération (3,33 % au cours des douze derniers mois).

Sacrifice des assurés

La réduction du taux d'intérêt minimal constitue un «sacrifice» pour les assurés, même si tous ne sont pas frappés de la même manière, a précisé Ruth Dreifuss.

Ce sont essentiellement les assurés soumis au régime de la primauté des cotisations qui risquent de voir leur capital de vieillesse se restreindre.

Même ceux-là ne seront pas tous logés à la même enseigne, puisque les caisses de pension ne sont pas obligées de se limiter au taux d'intérêt minimal. Certaines ont d'ores et déjà annoncé qu'elles s'en tiendraient au taux de 4%.

Cela dit, il n'est pas dit que les rentes baisseront à terme. Le Conseil fédéral a en effet décidé de réexaminer le taux d'intérêt minimal tous les deux ans au moins. Et de le revoir à la baisse ou à la hausse si nécessaire.

Aux yeux de Ruth Dreifuss, la crise qui a secoué le 2e pilier aura au moins un effet bénéfique: une meilleure surveillance du système.

Pour preuve, l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) procèdera désormais à un examen annuel de la situation financière des caisses de pension.

Droite sans enthousiasme et gauche déçue


La décision du gouvernement a immédiatement engendré de nombreuses réactions.

A l'image de l'Union syndicale suisse (USS) qui estime que «le Conseil fédéral a trompé la confiance des assurés, dont il devrait pourtant défendre les intérêts».

Pour le Parti socialiste, le gouvernement n'a pas eu le courage de s'opposer à la pression des assureurs et de mener à bien les réformes nécessaires.

En revanche, les partis bourgeois approuvent la décision, mais sans enthousiasme.

«Personne ne saurait se réjouir d'un abaissement du taux minimal», a déclaré Yves Bichsel, porte-parole de l'Union démocratique du Centre (UDC). Mais il n'était pas possible de faire autrement.

Pour le Parti radical démocratique (PRD) et le Parti démocrate chrétien (PDC), le point essentiel réside dans la sécurité des rentes.

Pour autant, les quatre partis gouvernementaux sont tous unis pour exiger plus de transparence à l'avenir. Ils demandent notamment que les critères d'adaptation des taux soient définis avec précision.

Les assureurs sont déçus

A l'exemple de la Rentenanstalt et la Zurich, pour qui, l'abaissement est un pas dans la bonne direction, mais le taux de 3,25% demeure trop élevé.

Même son de cloche auprès de la Winterthour, qui cherchera d'autres mesures pour rentabiliser ses activités dans le domaine de la prévoyance professionnelle.




swissinfo avec les agences.

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