Lutte contre le prion: la Confédération s'attaque aux moutons et aux chèvres

De nouvelles mesures sanitaires qui ne devraient rien changer pour le consommateur. Keystone

Les organes à risque des moutons et chèvres de plus de douze mois pourraient être interdits à la vente. Proposée par l'Office vétérinaire fédéral (OVF), cette mesure permettrait à la Suisse de s'aligner sur l'Europe, mais ne changerait rien au quotidien des consommateurs.

Ce contenu a été publié le 20 février 2001 - 14:04

Exit la rate des moutons et des chèvres, ainsi que la cervelle, les yeux et la moelle épinière des ovins et caprins de plus de douze mois! Une mesure similaire à celle prise pour les bovins depuis 1990.

Cette mesure, dévoilée par la radio alémanique DRS, est comprise dans la proposition de révision de l'ordonnance sur les épizooties. Le Conseil fédéral doit l'examiner dans les prochaines semaines.

Selon l'OVF, cette interdiction permettra à la Suisse d'être compatible avec l'Union européenne. Les Quinze ont en effet banni ces mêmes organes, l'automne dernier déjà. En revanche, l'OVF minimise les risques liés à la sécurité alimentaire.

Ces mesures de sécurité visent cependant à combattre la «tremblante» - une maladie analogue à l'ESB, qui touche les ovins et les caprins. Egalement provoquée par le prion, la tremblante ne présente toutefois pas de danger pour l'homme. De plus, la Suisse n'en a enregistré que très peu de cas.

Les conséquences de cette élimination devraient cependant être minimes. Pour les consommateurs, tout d'abord, puisque les morceaux mis à l'index ne finissent déjà plus dans nos assiettes.

Selon Georges Krieger, administrateur des abattoirs de Lausanne, la tête et la rate des ovins sont déjà éliminés à l'abattoir. Quant à la colonne vertébrale, elle est retirée actuellement par les commerces. Avec les changements proposés par Berne, l'abattoir déjà devrait effectuer ce travail.

Et Georges Krieger de s'exclamer: «Cela ne changera rien du tout!» Certes, son entreprise abat beaucoup d'agneaux, mais ceux-ci ont en général moins de douze mois.

Caroline Zuercher

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article