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«Je ne sais pas comment on vit sans travail»

Lorena Ortega avec ses enfants Antoine et Liza. Cortesía de la familia

Pour Lorena Ortega, ingénieur chilienne qui vit en Suisse depuis deux décennies, l'équilibre entre travail et famille est largement dû au soutien familial.

Ce contenu a été publié le 10 août 2020 - 09:37

Née à Santiago du Chili, où elle a suivi une formation d'ingénieure en géo-mensuration, elle a ensuite effectué un stage à l'École polytechnique fédérale de Lausanne. C’est en Suisse qu’elle a rencontré David, son mari avec lequel elle a deux enfants, Antoine, douze ans, et Liza, six ans. Lorena Ortega a toujours travaillé et pour elle, c'est une chose naturelle.

«Pourquoi je travaille? Parce que c'est pour cela que j'ai étudié. Je ne sais pas comment vivre sans travailler», répond-elle sans hésiter. Elle raconte que dans son environnement social et familial, les femmes ont toujours travaillé: sa mère et sa grand-mère comme enseignantes, sa tante comme ingénieure chimiste. «Le travail est essentiel pour le développement et pour être indépendante».

Contrairement à la situation au Chili, où la classe moyenne peut compter sur le soutien quotidien du personnel domestique, en Suisse, les familles de ce niveau social ne peuvent engager une aide qu'à l'heure, ce qui affecte les performances professionnelles. Dans son cas, qui n'est pas le plus fréquent dans ce pays, la famille participe activement à la prise en charge des enfants.

Un jour par semaine, les enfants mangent à l'école. Les quatre autres se répartissent entre Lorraine, David (tous deux travaillent à 80%), la tante de Lorraine et la grand-mère des enfants qui fait le voyage depuis le canton du Valais (4 heures de train aller-retour).

Les femmes étrangères travaillent-elles davantage en dehors du foyer que les Suissesses? «Je n'ai pas cette idée, bien que je pense qu'ici les tâches ménagères incombent davantage aux femmes, et de mes amies je suis l'une de celles qui travaillent le plus en dehors de la maison».

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