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Merz intraitable sur le secret bancaire

Hans Eichel, ministre allemand des finances, a reçu Hans-Rudolf Merz à Berlin.

(Keystone)

«Il n’est pas question de lâcher le secret bancaire». En visite à Berlin, le ministre suisse des finances Hans-Rudolf Merz l’a réaffirmé devant son homologue allemand.

La prochaine conclusion des bilatérales II avec l’Union européenne (UE) figurait au centre de ces entretiens.

Les Etats membres de l'UE, et en particulier l'Allemagne, aimeraient voir la Suisse assouplir son secret bancaire pour permettre une meilleure lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent.

A l'occasion de son premier déplacement à l'étranger, Hans-Rudolf Merz a concédé que la Suisse était toujours plus perçue comme une terre d'asile pour les fraudeurs du fisc et l'argent sale. Une image totalement fausse, selon le ministre.

Selon Hans-Rudolf Merz, les investisseurs étrangers ne placent pas leur argent en Suisse en premier lieu pour des raisons fiscales, mais plutôt pour profiter d'une place financière efficace et riche en services ainsi que de la stabilité politique du pays.

La Suisse ne veut pas ébranler la confiance en sa place financière. C’est pourquoi il est hors de question d’abandonner le secret bancaire.

Concessions demandées

De son côté, le ministre allemand des finances Hans Eichel a renouvelé sa demande à la Suisse de faire des concessions en matière de secret bancaire et de fiscalité de l'épargne.

Il ne doit pas circuler d'argent dont on ne connaît pas l'origine, a-t-il expliqué. Il n'est certes pas question de contrôler tous les clients des banques ou d'avoir une vue générale des comptes. Mais l'Etat doit être en mesure d'exercer une surveillance en matière de droit fiscal.

Comme l'a réaffirmé jeudi son gouvernement, la Suisse souhaite conclure en un bloc les négociations bilatérales II en cours avec l'UE.

L'Allemagne tient cet objectif pour souhaitable, mais elle accorde sa priorité au dossier de la fiscalité de l'épargne. Les négociations doivent être achevées d'ici fin juin pour que la nouvelle fiscalité de l'épargne puisse entrer en vigueur comme prévu au 1er janvier 2005.

Des nuages

Les relations entre la Suisse et l'Allemagne ont été mises à mal au cours des dernières semaines. En cause notamment, l'intensification des contrôles par l'Allemagne à la frontière germano-suisse dans le cadre de la législation Schengen.

En visite à Berne le 24 mars, le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer avait tenu à rassurer son homologue helvétique Micheline Calmy-Rey. Berlin ne souhaite en aucun cas menacer les relations «traditionnellement fortes» entre la Suisse et l'Allemagne, avait alors affirmé le ministre.

Signe de l'importance de ces liens - l'Allemagne est le principal partenaire économique de la Suisse: le président de la Confédération, Joseph Deiss, doit se rendre le 23 avril à Berlin. Il s'entretiendra à cette occasion avec le chancelier Gerhard Schröder.

swissinfo et les agences

En bref

- Les relations entre la Suisse et l'Allemagne sont actuellement marquées par une série de problèmes:

- L'Union européenne (UE) veut une meilleure collaboration en matière d'évasion fiscale, mais la Suisse y voit une menace pour son secret bancaire.

- Depuis le 1er mars, l'UE taxe les réexportations de marchandises de la Suisse vers ses pays membres.

- Au début mars également, l'Allemagne a soudain décidé d'intensifier ses contrôles à la frontière avec la Suisse, sous prétexte d'application du traité de Schengen, dont la Suisse n'est pas membre.

- L'Allemagne pourrait limiter unilatéralement les vols d'approche de l'aéroport de Zurich par le sud de son territoire.

- Enfin, vendredi, la Chambre des Länder du parlement allemand s'est inquiétée du nombre de paysans suisses qui louent ou achètent du terrain en Allemagne voisine.

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