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Micheline Calmy-Rey pour une adhésion «light»

Plusieurs options à l'horizon pour la politique européenne de la Suisse.

(Keystone)

La ministre suisse des Affaires étrangères affirme que la Suisse devrait étudier l'idée d'une adhésion «light» à l'Union européenne comme une option parmi d'autres.

Les propos de la cheffe de la diplomatie helvétique tranchent avec la position adoptée samedi par le ministre de l'intérieur Pascal Couchepin.

«Nous devrions ancrer institutionnellement les accords entre la Suisse et l'UE», a déclaré la ministre suisse des Affaires étrangères (DFAE) à l'hebdomadaire alémanique «SonntagsZeitung».

La cheffe de la diplomatie helvétique souhaite également voir dans quelle mesure la Suisse pourrait «coordonner» sa politique étrangère avec l'Union européenne (UE) à travers un comité commun.

Celui-ci pourrait permettre de clarifier les quelques questions que peuvent encore poser les accords existants. D'autre part, en matière de politique étrangère, la Suisse et l'UE pourraient alors définir leurs intérêts communs.

Une adhésion «light»

Un accord-cadre avec l'Union européenne n'est cependant qu'une des options de notre politique européenne que le gouvernement suisse (Conseil fédéral) pourrait examiner ces prochains mois, avance également Micheline Calmy-Rey.

Pour l'heure, elle considère que le statu-quo est la seule voie «irréaliste», car de nouvelles questions surgissent constamment entre la Suisse et l'Europe.

Malgré une certaine hostilité de Bruxelles à cette idée, la cheffe du DFAE veut également étudier la possibilité d'une adhésion «light» de la Suisse à l'UE.

Un type d'adhésion qui préserverait notre monnaie, par exemple, pourrait avoir «une certaine attractivité». Le principal avantage en serait un accès total au marché européen, estime-t-elle.

Pascal Couchepin parie sur les bilatérales

La ministre suisse précise encore qu'elle ne veut pas parler de «politique étrangère commune» avec Bruxelles: «Nous voulons mener notre propre politique étrangère et de défense de nos intérêts».

Comme elle, Pascal Couchepin a souligné samedi dans le journal alémanique «Blick» que la Suisse se devait de conserver une politique étrangère indépendante.

Cependant, le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) a ouvertement admis que l'adhésion de la Suisse à l'UE ne sera pas une réalité avant dix ans, si elle le devenait un jour.

«Je vous parie que nous resterons encore longtemps sur le chemin des accords bilatéraux. Il n'y a pas d'autre solution politique possible», a affirmé Pascal Couchepin qui a même qualifié une éventuelle adhésion comme étant désormais une simple «option à terme» et non plus un objectif stratégique.

A noter que ces prises de position des ministres suisses font suite à la séance spéciale du Conseil fédéral sur la question de sa politique européenne.

Le 26 octobre, ce dernier a décidé de ne pas retirer la demande d'adhésion déposée en 1992. Il a également donné son aval à l'ouverture d'une ambassade de l'Union européenne en Suisse.

swissinfo et les agences

En bref

- La Suisse a déposé une demande d'adhésion à l'Union européenne en mai 1992.

- Bruxelles a gelé cette demande la même année après que la population suisse ait refusé l'entrée dans l'Espace économique européen (EEE).

- Le 26 octobre dernier, le gouvernement a décidé de ne pas retirer la demande. Il a également donné son aval le 26 octobre à l'ouverture d'une ambassade de l'Union européenne (UE) en Suisse. Une demande en ce sens lui a été adressée le 19 août.

- Jusqu'ici, la Suisse et l'Union européenne ont conclu 16 accords bilatéraux.

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