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Nouveaux financements pour les routes et le rail

Les caisses de l'Etat ne suffiront plus à financer les infrastructures.

(Keystone)

Le rail, la route ou les réseaux électriques coûtent de plus en plus chers. Les Etats devront trouver de nouvelles sources de financement, avertit l'OCDE.

Le ministre suisse des Transports et de l'Energie, Moritz Leuenberger, veut tester des pistes telles que le «road pricing» ou l'impôt sur les huiles minérales.

L'étude sur le développement des infrastructures d'ici 2030 révèle que les réseaux d'infrastructure, comme l'électricité, les télécommunications et l'eau, ont une importance cruciale pour le développement social et économique futur.

Mais les experts de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) estiment que les pays ne pourront plus financer le développement de leurs infrastructures uniquement avec des fonds de l'Etat.

Car dans ce cas, les importants coûts de fonctionnement occasionnés pour les économies nationales se répercuteraient sur la qualité de vie de la population.

Nouvelles sources de financement

L'organisation recommande donc d'exploiter de nouvelles sources de financement dans le secteur public, mais aussi d'y associer le secteur privé.

Elle défend par exemple le «road pricing», ou péage routier, que pratique déjà la ville de Londres, l'impôt sur les huiles minérales, à l'instar de ce que fait la Suisse, ou des taxes sur la valeur ajoutée des terrains.

Pour assurer la sécurité à long terme de la planification, l'OCDE recommande la création de fonds d'infrastructure.

Le fonds d'infrastructure suisse destiné au trafic d'agglomération et aux routes nationales est mentionné dans le rapport comme un exemple à suivre pour les autres pays, relève le DETEC, le ministère de Moritz Leuenberger, lundi dans un communiqué.

L'OCDE propose encore le modèle du «Public Private Partnership» (Partenariat public-privé, PPP) et mentionne également les montants importants accumulés dans les caisses de pension et les assurances, qui pourraient être investis dans les infrastructures.

Réaction positive à Berne

Dans une première réaction, Berne a approuvé l'orientation fondamentale du rapport de l'OCDE. «Des problèmes d'infrastructure se transforment très rapidement en problèmes de croissance», a relevé le secrétaire général du DETEC, Hans Werder, lundi lors d'une conférence de presse.

La Suisse entend appliquer les recommandations des experts. Le ministère est du reste en train d'élaborer une stratégie nationale en matière d'infrastructures, qui devrait permettre de réaliser cet objectif.

Pour ce qui est du financement à long terme, la Suisse doit relever le défi des infrastructures à financement privé (télécom, trafic aérien), ainsi que des réseaux financés par les pouvoirs publics (réseaux routiers et ferroviaires). Ce qui nécessitera la création de nouveaux instruments financiers.

swissinfo et les agences

L'OCDE

L'OCDE est un organisme international institué en 1961. Elle a remplacé l'Organisation européenne de coopération économique qui avait été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin d'administrer l'aide pour la reconstruction européenne fournie par les Etats-Unis et le Canada dans le cadre du Plan Marshall.

Trente pays, dont la Suisse, font partie de l'OCDE. L'organisation, dont le secrétariat se trouve à Paris, vise à renforcer l'économie des Etats membres, promouvoir l'économie de marché et contribuer à la croissance des pays industrialisés et en voie de développement.

L'une des principales activités de l'OCDE est d'effectuer des recherches sur des thèmes économiques, sociaux ou environnementaux et d'offrir une vue d'ensemble à partir de données souvent centrées sur un seul pays.

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