Novartis se lance dans la bataille du générique au Brésil

swissinfo.ch

La multinationale suisse va lancer 100 copies de médicaments et vendre pour environ 100 millions de dollars d'ici à 2004.

Ce contenu a été publié le 21 novembre 2001 - 11:57

L'objectif de Novartis est clair: défendre sa part de marché dans un pays en développement comptant 170 millions de consommateurs potentiels.

Les médicaments génériques sont un phénomène relativement nouveau au Brésil. Leur vente a été autorisée, il y a un peu moins de deux ans. Mais déjà les grandes entreprises détentrices de brevets commencent à sentir les effets de la concurrence.

Sur le terrain de ses adversaires

Il existe actuellement plus de 400 médicaments génériques sur le marché. Ils possèdent le même principe actif que les produits de marque. Mais, grand avantage pour les patients, ils sont 30 à 40% moins chers.

Ils ne correspondent pour l'instant qu'à 2,5% des ventes du secteur, mais cette proportion est amenée à s'élever jusqu'à 10% du total dans les 12 prochains mois.

Les ventes de certains médicaments de Novartis disponibles sous forme générique, tels les anti-inflammatoires Voltaren ou le Cataflan, ont déjà reculé de près de 20%.

Dès lors, l'entreprise suisse a décidé mener une contre-offensive sur le terrain de ses adversaires. Huit produits génériques, dont six antibiotiques, viennent d'être lancés par Novartis.

Se hisser parmi les trois plus grandes entreprises

D'ici à la fin de l'année, ce chiffre doit être porté à 15, puis à 35 l'année prochaine et à 100 en 2003. Le montant de l'investissement est légèrement supérieur à 20 millions de dollars.

Le directeur du département générique de Novartis à São Paulo, Paulo Muradian, vise à se hisser parmi les trois plus grandes entreprises du secteur au Brésil avec une part du marché de 15% en quatre ans.

Une position essentiellement défensive puisque Novartis est actuellement numéro deux de l'industrie pharmaceutique - dans son ensemble - dans le pays avec des ventes de l'ordre de 300 millions de dollars l'an dernier, dans un marché de près de 4 milliards de dollars.

Thierry Ogier, São Paulo

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