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Obligation de servir: des Suisses divisés

Le service obligatoire sous les drapeaux mal vu des Romands. 

(DDPS)

Contrairement aux Romands, les Alémaniques majoritaires plébisciteraient l’obligation de servir dans l’armée, selon un sondage publié dimanche.

A forte connotation identitaire, ce principe inhérent au système de milice est fortement ancré dans les traditions.

Le sondage publié dans l’hebdomadaire Le Matin Dimanche donne l’image d’une Suisse divisée sur l’un des piliers de son capital identitaire commun.

L’obligation de servir dans l’armée recueille l’appui de seulement 45% des Romands (francophones). En Suisse alémanique - où habitent presque trois-quarts de la population helvétique - le soutien passe à 69% des sondés.

En faisant une lecture inverse, la moitié des Romands et 27% des Alémaniques verraient sa suppression d’un très bon œil.

«On retrouve le même genre de clivage qu’au moment du vote sur l’initiative pour une Suisse sans armée (rejetée en 2001 par plus des trois-quarts de la population, ndlr)», estime Massimo Sardi, de l’institut Erasm qui a mené le sondage.

La majorité plébiscite l’obligation de servir

Reste que tous sondés confondus, les Suisses plébiscitent cette obligation de servir constitutive du principe de milice par 63% d’avis favorables, contre 33% qui la rejette.

Il faut rappeler qu’en Suisse, le service rendu à la communauté est largement ancré dans la tradition. Il implique que les citoyens assument des charges publiques en marges de leurs obligations professionnelles.

C’est à l’armée que ce système de milice trouve son accomplissement le plus connu. Actuellement forte de 220'000 hommes, l’armée suisse est principalement non-professionnelle, y compris dans la classe des officiers. Et chaque jeune homme est présumé exercer sous les drapeaux...

Le sondage en question - réalisé la semaine dernière auprès de mille personnes et comportant une marge d’erreur de +/- 3% - prospecte au-delà de l’obligation de servir.

La réforme de l’armée plutôt bien perçue

A la question «Vous sentiriez-vous moins en sécurité si la Suisse n'avait plus d'armée?», 18% des sondé personnes répondent qu'ils se sentiraient «un peu moins sûrs», 38% «bien moins sûrs» et 41% que ce serait «égal».

Là encore, la différence entre les régions linguistiques est marquée. Le «bof» prévaut chez 50% des Romands, contre 38% des Alémaniques. Et 24% des premiers se sentiraient bien moins sûrs sans armée contre 43% des seconds.

Le sondage révèle également une majorité d'avis favorables à la réforme de l’armée proposée cette semaine par le ministre de la défense Samuel Schmid. 59% des Suisses sondés approuvent, 26% la désapprouvent et 15% ne savent pas.

Pour rappel, cette réforme prévoit de limiter à un noyau d’hommes les troupes affectées à la défense classique et de mettre l'accent sur les tâches de sécurité intérieure en appui des autorités civiles.

Les effectifs totaux de l'armée seront maintenus, répartis entre 120’000 actifs, 20’000 recrues et 80’000 réservistes. Système de milice et obligation de servir seront ainsi préservés, assure Samuel Schmid.

swissinfo et les agences

Faits

Actuellement comme dans l’avenir, l’armée suisse est composée de 220'000 hommes, dont:
120'000 soldats actifs
20'000 recures
80'000 réservistes
Jusqu’en 1995, l’armée suisse comptait 400'000 hommes
En 1961, elle pouvait mobiliser entre 600'000 et 800'000 hommes

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En bref

- 50% des Romands sont opposés à l’obligation de servir, 45% y sont favorables.

- 69% des Alémaniques sont favorables à l’obligation de servir, 27% sont contre.

- A l’échelle nationale, la population serait donc à 63% en faveur de cette obligation.

- 38% de la population se sentirait clairement moins en sécurité sans l’armée et 41% ne verrait pas d’inconvénient à sa disparition.

- 59% de la population soutient la réforme de l’armée présentée la semaine dernière par la ministre de la défense.

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