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Panagis Zissimatos, l´armateur grec recherché en Suisse

Le journal «dimanche.ch» vient de révéler la fin brutale de l´«Orient Flower» un bateau appartenant à l'armateur grec Panagis Zissimatos, installé dans le canton de Vaud depuis 12 ans. Accusé d´activités douteuses, l´homme est actuellement en fuite.

Ce contenu a été publié le 19 juillet 2000 - 11:56

Panagis Zissimatos est la bête noire des travailleurs des transports (ITE). Cet armateur, condamné à quatre ans de prison en Grèce pour banqueroute frauduleuse, a la réputation de ne payer ni les fournisseurs ni les marins. Autre spécialité: il transporte sur des épaves des produits toxiques.

L’«Orient Flower», que les autorités sénégalaises viennent de couler au large de Dakar par 600 mètres de fond, était devenu tristement célèbre en déversant, en 1998, 6000 tonnes d’acide sulfurique dans l’estuaire brésilien de Lagos dos Patos. Il avait mis au chômage forcé 6500 pêcheurs.

Ce tanker chimique, construit en 1970, a changé de nom et de nationalité à de multiples reprises. En 1996, il s’appelait «Queen of Ouchy», et il était Suisse, avant de devenir le «Bahamas», puis l’«Orient Flower», et prendre les nationalités maltaise, puis de l’île de Saint-Vincent.

Son propriétaire, en revanche, a presque toujours été le même. Panagis Zissimatos possédait deux sociétés à Montreux, la Gemar Management et la Chemoil International. Et au moins trois habitations, une somptueuse villa sur les hauteurs de Montreux, un appartement au bord du lac, et une résidence à Villars.

L’armateur marron, aujourd’hui en fuite, bénéficiait d’un permis C depuis douze ans. Il aurait notamment laissé une grosse ardoise à la Banque cantonale vaudoise qui avait financé au moins deux de ses navires-poubelles, le «Queen of Leman» et le «Queen of Vevey». Quant à ses sociétés, elles sont en faillite.

Ian Hamel

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