«Il faut arrêter de criminaliser la Suisse»

En visite à Rome, la ministre de l'Economie Doris Leuthard a rappelé jeudi que la Suisse n'est plus sur la liste grise de l'OCDE. Elle doit donc être retirée de la liste noire italienne et ne plus être criminalisée par les autorités transalpines qui traquent les fraudeurs du fisc.

Ce contenu a été publié le 06 novembre 2009 - 08:31

«L'amnistie fiscale est légitime, mais nous ne sommes pas d'accord avec la manière dont elle est mise en œuvre. Contrôler exclusivement les banques suisses revient à une criminalisation de celles-ci», a déclaré la ministre jeudi devant les médias à Rome.

Doris Leuthard a précisé qu'il serait bien de pouvoir reprendre les négociations relatives à l'accord de double imposition entre la Suisse et l'Italie, dont l'un des buts est le retrait de la Suisse de la liste noire italienne, a indiqué en fin de soirée son service de presse.

Selon elle toutefois, «la reprise des négociations est improbable avant la fin de l'amnistie fiscale italienne, fixée au 15 décembre». Dimanche dernier, le ministre des Finances et président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a annoncé dans la presse l'interruption des négociations concernant un nouvel accord de double imposition avec l'Italie, après l'opération coup de poing menée par le fisc italien contre des banques suisses.

Doris Leuthard était à Rome pour discuter avec son homologue italien Claudio Scajola des relations économiques entre les deux pays, qualifiées par ailleurs de «bonnes».

swissinfo.ch et les agences

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