Navigation

Skiplink navigation

Le décret anti-immigration de Donald Trump heurte les Conventions de Genève

Une généticienne iranienne était attendue à Harvard pour y poursuivre des recherches entamées à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, avec une bourse du Fonds national de la recherche. Désormais, elle est bloquée en Suisse. RTS-SWI

Dans la tourmente après sa décision de fermer les frontières aux ressortissants de sept pays musulmans, le président américain cherche à reprendre la main. Dépositaire des Conventions de Genève, la Suisse estime que cette décision est contraire au droit international humanitaire.

Ce contenu a été publié le 31 janvier 2017 - 10:51

«Tout se passe bien avec très peu de problèmes», a affirmé lundi Donald Trump, citant le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly. Accusé d'avoir signé le décret anti-immigration dans la précipitation, le président a répondu: «Si l'interdiction avait été annoncée une semaine à l'avance, les 'méchants' se seraient précipités dans notre pays.»

De nombreux ressortissants des sept pays concernés (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) ont été retenus dans les aéroports américains à leur arrivée ou empêchés d'embarquer au départ d'autres pays, suscitant de vives protestations et la condamnation des organisations de défense des droits humains.

Depuis lors, la résistance s’organise:

Contenu externe

Droits humains affaiblis

Quelle est précisément la légalité ou l'illégalité du décret de Donald Trump au regard du droit international? Les réponses de spécialistes interrogés par la RTS.

Contenu externe

Ministre suisse des affaires étrangères, Didier Burkhalter avait dimanche qualifié le décret présidentiel de contraire au droit international:

«La Suisse est attachée à la prévention du terrorisme et s’engage concrètement en la matière. Les mesures prises dans ce cadre doivent toutefois respecter les droits fondamentaux ainsi que le droit international. Nous nous sommes toujours opposés à la discrimination des êtres humains en raison de leur religion ou de leur provenance. En ce sens le décret pris aux USA va clairement dans la mauvaise direction.

S’agissant des réfugiés, les Conventions de Genève impliquent que tous les pays accueillent les personnes victimes de la guerre, pour des raisons humanitaires. Il est donc contraire à ces Conventions de stopper de manière générale l’accueil de personnes venant de Syrie.»

Didier Burkhalter s'en est expliqué le même jour à la RTS.

Contenu externe

swissinfo.ch/fb avec la RTS (Téléjournal du 30 janvier 2017)

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article